Lisez 2 Cor 5:11–15. En quoi ce passage montre-t-il que le ministère de Paul est centré sur Christ?
Paul savait qu’il aurait à rendre compte de son ministère à Christ (2 Cor 5:10). Il connaissait « la crainte du Seigneur » et cherchait à persuader les hommes concernant l’Évangile du Christ (2 Cor 5:11, LSG). Cette crainte est un respect mêlé de révérence pour Christ, et elle est indissociable de l’amour qu’il lui porte et de la confiance qu’il place en son amour. Dans l’Ancien Testament, craindre l’Éternel signifie marcher dans Ses voies, L’aimer et Le servir de tout son cœur et de toute son âme (Deutéronome 10:12).
Le ministère de Paul n’est pas centré sur lui-même, mais sur Christ. Il ne se recommande pas lui-même. La seule chose dont il se glorifie, c’est Christ (2 Cor 12:9). Il déclare: « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Galates 6:14, LSG). Ainsi, l’occasion donnée aux Corinthiens de se glorifier de lui (2 Cor 5:12) consistait à se réjouir d’un ministère centré sur Christ, par opposition au ministère égocentrique de ses adversaires.
Lisez 2 Cor 5:16–21; Col 1:19–23; et Eph 2:13–16. Que voulait dire Paul par « ministère de la réconciliation »?
Christ est le ministre par excellence de la réconciliation. C’est pourquoi « Dieu nous a donné le ministère de la réconciliation » (2 Cor 5:18, LSG). Cette idée revient à plusieurs reprises dans 2 Cor 5:16–21. Elle est centrale pour Paul et doit l’être aussi pour nous.
Dieu a réconcilié l’humanité avec Lui-même par la mort expiatoire de Son Fils. Ceux qui ont été réconciliés avec Dieu deviennent une nouvelle création (2 Cor 5:17). Ils sont désormais appelés à transmettre ce « message de la réconciliation » en proclamant l’Évangile du Christ (2 Cor 5:19, LSG). En ce sens, « nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous » (2 Cor 5:20, LSG).
Réfléchissez à ce que Christ a fait pour vous. Pensez à la culpabilité, au péché et à la condamnation qui auraient été les vôtres sans ce qu’Il a accompli à la croix. Comment cette réalité devrait-elle influencer votre manière de vivre et votre relation avec les autres, en particulier avec ceux qui ne connaissent pas le Seigneur?
« … afin que vous vous souveniez des choses annoncées d’avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur, enseigné par vos apôtres ». 2 Pierre 2 : 3
L’apôtre Pierre était particulièrement apte à donner à Jésus des titres doubles, y incluant en particulier son rôle de Sauveur.
Ce titre, Seigneur et Sauveur, englobe la plupart des divins attributs de Jésus. La divinité du Christ est ouvertement affirmée. En tant que Seigneur, Jésus a tous les droits sur la création. Pierre conclut son mémorable sermon de la Pentecôte en disant : « Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » (Actes 2 : 36.) En vertu de sa divinité et de son humanité impeccable, Jésus est Seigneur de tout ce qui existe et il a été élevé à la droite de Dieu. Jésus est Seigneur, par la création et la rédemption.
Le Seigneur de tout est le Sauveur de tous. C’est le cœur du message de Pierre. Jésus est à la fois Seigneur et Sauveur. Le nom divin, Sauveur, est donné à Jésus vingt-trois fois dans le Nouveau Testament, dont quinze fois par Pierre. Christ est l’accomplissement de toutes les prophéties et promesses de l’Ancien Testament concernant le Sauveur du monde. Il est le Sauveur prophétisé par Ésaïe : « Ils crieront à l’Éternel à cause des oppresseurs, et il leur enverra un sauveur et un défenseur pour les délivrer. » (Es. 19 : 20.) C’est lui qui sauverait son peuple de ses péchés (Mat. 1 : 21). Nous le servons parce qu’il est le Seigneur. Nous l’aimons et nous l’adorons parce qu’il est le Sauveur du monde (1 Jean 4 : 14). « Notre Seigneur et Sauveur a déposé sa domination, ses richesses et sa gloire, et il est venu ici-bas afin de nous arracher à notre misère et nous rendre semblables à lui. Il s’est humilié, il a pris notre nature, afin que nous puissions apprendre de lui et, imitant sa vie de bienveillance et de renoncement, le suivre pas à pas jusqu’au ciel. » (Testimonies, vol. 2, p. 169.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je me soumets à ta souveraineté et me réjouis de ton salut. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)