En lisant 2 Corinthiens 13:14, on pourrait penser que Christ est l’unique source de la grâce, que Dieu est la seule source de l’amour et que le Saint-Esprit est la seule source de la communion. Mais rien n’est plus éloigné de la vérité.
Lisez 1 Cor 1:3, 4, 9; 1 Cor 10:16; 2 Cor 1:2, 12; Rm 8:35; Rm 15:30; Gal 2:20; et Eph 3:19. Que disent ces passages au sujet de la grâce, de l’amour et de la communion en lien avec les personnes de la Divinité?
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit œuvrent ensemble pour notre salut. La grâce, l’amour et la communion ne proviennent pas d’une seule personne, mais des trois. Toutefois, chacun exerce un rôle particulier dans l’histoire du salut. Paul en est pleinement conscient et le souligne dans ses écrits. Ainsi, le plan du salut est présenté avec une remarquable concision dans Galates 4:4-6, où la participation respective des trois membres de la Divinité est mise en évidence. Dieu le Père en est la source: c’est Lui qui envoie le Fils (Gal 4:4). Le Fils est né d’une femme (Gal 4:4), ce qui renvoie à l’incarnation et à l’accomplissement d’une promesse ancienne (Gn 3:15). Il nous a rachetés et rétablis dans une relation juste avec le Père, cette relation Satan avait brisée (Gn 3:5). Et le Saint-Esprit authentifie notre identité d’enfants de Dieu (Gal 4:6).
Il existe de nombreuses autres références à la Divinité en trois personnes dans les écrits de Paul. Les trois personnes agissent ensemble pour équiper l’Église en vue de sa mission (1 Cor 12:4-6), pour nous fortifier spirituellement (Eph 3:14-19) et pour instaurer une unité profonde parmi les croyants, reflet même de l’unité qui caractérise les personnes de la Divinité (Eph 4:4-6). Selon Paul, Dieu est non seulement trinitaire, mais les trois personnes de la Divinité œuvrent ensemble pour notre salut (Eph 1:3, 13, 14). Dans l’épître aux Éphésiens, il va jusqu’à affirmer que nous devons être remplis de toute la plénitude du Père (Eph 3:19), du Fils (Eph 4:13) et du Saint-Esprit (Eph 5:18).
En concluant sa correspondance avec les Corinthiens (2 Cor 13:14), Paul ne pouvait trouver de meilleure conclusion: la promesse que les trois dignitaires de l’univers, la Divinité en trois personnes, seraient avec nous maintenant et pour l’éternité.
Comment la communion entre les membres de l’Église devrait-elle refléter la relation harmonieuse qui existe au sein de la Divinité?
« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu’il se lèvera le dernier sur la terre ». Job 19 : 25
De la Genèse à l’Apocalypse, tout le récit sacré tourne autour de la personne du Christ, notre Rédempteur. Paul a déclaré que le rédempteur prophétisé a paru dans la personne du Christ incarné (Rom. 11 : 26). Tous ceux qui croient, Juifs ou Gentils, « sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Rom. 3 : 24). C’est en Christ seul que « nous avons la rédemption par son sang » (Eph. 1 : 7). La rédemption est une réalité présente, car Christ a déjà obtenu pour nous « une rédemption éternelle » (Héb. 9 : 12).
« Racheter » veut dire acheter à nouveau ce qui avait été vendu, promis, ou abandonné. A cause du péché, l’homme a perdu son magnifique héritage : une demeure parfaite, la vie éternelle, la domination, la communion avec Dieu (Gen. 3 : 23, 24). Ce faisant, l’homme s’est « vendu au péché » (Rom. 7 : 14), il en est devenu l’esclave. La race humaine est restée enchaînée, incapable de se libérer de ses liens. Mais Christ « s’est donné lui-même en rançon » (1 Tim. 2 : 6). Il a racheté la race humaine par son sang précieux, « comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1 : 19).
Christ a non seulement satisfait aux exigences de la loi transgressée, mais en rédempteur, il nous a délivrés de la domination de Satan. « Le Rédempteur du monde a été traité comme nous méritions d’être traités, afin que nous soyons traités comme il méritait d’être traité. Il est venu en ce monde et il a pris nos péchés sur son âme divine, afin que nous puissions bénéficier de sa justice. Il a été condamné pour nos péchés, auxquels il n’avait aucune part, afin que nous puissions être acquittés par sa justice, à laquelle nous n’avons aucune part. » (Advent Review and Sabbath Herald, 21 mars 1893.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, avec le patriarche Job, j’attends en toute confiance la dernière démarche de ta merveilleuse rédemption.
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)