Daniel est l’un des grands héros de la Bible. Nous connaissons bien sa première histoire (voir Dn 1): « Daniel résolut de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait, et il pria le chef des eunuques de ne pas l'obliger à se souiller » (Dn 1:8, LSG). De plus, à Daniel et à ses trois amis, « Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la science, de l'intelligence dans toutes les lettres, et de la sagesse; et Daniel expliquait toutes les visions et tous les songes » (Dn 1:17, LSG). La Bible décrit Daniel comme un homme sage (Dn 1:20; Dn 2:14, 21, 23, 48) parce que l’Esprit de Dieu était en lui (Dn 4:9, 18; Dn 5:14; Dn 6:3), et il était « un bienaimé » du ciel (Dn 9:23; Dn 10:11). Voilà quelques qualificatifs d’un homme qui entretenait un lien fort et constant avec Dieu.
Dans Daniel 2, lorsque le roi Nebucadnetsar publia un décret de mort contre tous les sages de Babylone, Daniel implora la miséricorde de Dieu au sujet du secret du songe (Dn 2:18). Quand Dieu lui révéla le rêve du roi, il pria aussitôt.
Lisez Daniel 2:20-23. Pourquoi Daniel avait-il prié, et que pouvons-nous apprendre de cette prière?
Au fil des ans, tandis que des rois s’élevaient et tombaient, Daniel demeura conseiller auprès des souverains et fut décrit comme un homme remarquable, « parce qu’il y avait en lui un esprit supérieur; et le roi pensait à l’établir sur tout le royaume » (Dn 6:3, LSG). On dit aussi de lui qu’« il était fidèle, et que l’on n’apercevait chez lui ni faute ni rien de mauvais » (Dn 6:4, LSG). Malgré la jalousie acharnée et les complots perfides de ses pairs (Dn 6:5–9), Daniel resta constant et intrépide dans sa vie de prière.
Lisez Daniel 6:10, 11. Que nous disent ces versets au sujet de Daniel?
Face à la difficulté, Daniel priait. Même lorsque sa vie était menacée, il demeura constant et persévérant dans la prière: trois fois par jour, selon son habitude, à la fenêtre ouverte, tournée vers Jérusalem. Sa prière prenait une forme concrète — il se mettait à genoux — et se focalisait sur la reconnaissance et la supplication.
À la lumière d’une telle histoire, que valent encore nos excuses pour ne pas prier?
« Chacun sera comme un abri contre le vent, et un refuge contre la tempête, comme des courants d’eau dans un lieu desséché, comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée ». Ésaïe 32 : 2
Si vous vous êtes jamais trouvé en plein désert pendant une tempête de sable, vous saurez apprécier le langage réconfortant du prophète. Il évoque un sirocco en pays sec pour représenter Christ comme un abri.
Dans les régions désertiques du Moyen-Orient, la température peut s’élever à 50° C. Peu sont capables de résister aux aveuglantes rafales de sable. Dans un climat aussi peu hospitalier, une grotte ou le creux d’un rocher peuvent être d’un grand secours.
Par des exemples bien choisis, Ésaïe illustre la protection du Christ dans les moments difficiles. En Jésus, nous pouvons nous trouvons un refuge pendant les tempêtes de la vie. Il est un lieu sûr, où nous pouvons nous mettre à l’ombre. Et il est aussi la source d’eau fraîche. Dans le désert, rien n’est aussi précieux que l’eau. Dans les tempêtes de sable qui nous abattent, Christ est le rocher à l’ombre bienfaisante.
Il nous met à l’abri des vents de la discorde, il nous protège de la tempête, il nous défend contre les attaques de l’ennemi. Il est l’ombre rafraîchissante dans les épreuves cinglantes ; il est notre défense, quoi qu’il arrive. Jésus est semblable à l’ombre d’un immense rocher dans une terre altérée (Es. 32 : 2). Ainsi protégés, nous pouvons affronter chaque jour avec confiance. Souvenez-vous que « vous êtes à l’abri du sûr refuge, sous la protection du sang de l’alliance éternelle, du sacrifice acceptable » (Signs of the Times, 9 avril 1894).
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu as toujours été mon abri. Aide-moi à compter entièrement sur ta protection. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)