Lecture de la semaine
Col 3:1-17; Rm 1:18; Rm 6:1-7; Eph 4:22-24; Dt 7:6-8; 1 S 16:23.
Verset à mémoriser
«Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection» (Colossiens 3:14, LSG).
On nous exhorte souvent à ne point nous attacher outre mesure aux réalités célestes, sous peine de devenir inutiles aux affaires de la terre. S’il est vrai qu’un excès de spiritualité mal comprise peut nous éloigner de nos responsabilités concrètes, l’apôtre Paul souligne dans l’épître aux Colossiens (chapitre 3) une vérité tout aussi essentielle: quiconque s’attache trop aux choses terrestres devient, à l’inverse, d’aucune utilité pour le Seigneur dans les affaires célestes.
Paul nous invite ainsi à considérer un ensemble de principes à la fois élevés et profondément concrets, dont l’origine est céleste et que seuls peuvent saisir ceux qui sont «ressuscités avec le Christ» (Col 3,1). Ses conseils, bien qu’ancrés dans la réalité quotidienne, portent une puissance transformatrice capable d’éclairer l’ensemble de nos relations humaines — non seulement celles vécues au sein de l’Église, mais aussi toutes nos interactions avec autrui.
Christ Lui-même a déclaré: «Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent… afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes» (Mt 5,44-45, LSG).
Ces paroles semblent impossibles à mettre en pratique, n’est-ce pas? Et, en effet, elles le sont, d’un point de vue purement humain. Pour vivre ainsi, il nous faut d’abord mourir à nous-mêmes afin de vivre véritablement pour Dieu. C’est pourquoi nous devons élever notre pensée vers les réalités célestes, si nous voulons être réellement utiles, ici-bas, à notre Père céleste.
Au cours de cette semaine, nous découvrirons comment la vie en communion avec Christ transforme notre existence, dès maintenant et jusque dans l’éternité.
* Étudiez cette leçon pour le sabbat 14 mars
« II n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous ». Col. 3 : 11
Paul conclut son discours sur l’unité de l’Église en déclarant que Christ est tout et en tous. Ce portrait de Jésus montre qu’il sauve universellement et maintient son Église dans l’unité. Il n’est pas seulement « tout », il est « en tous ».
En Christ, toutes les barrières nationales, sociales, raciales et culturelles sont abolies. Ces différences artificielles n’ont pas cours dans le domaine où Christ est tout. En lui, il ne peut y avoir ni discrimination ni distinction, car nous sommes « un en Jésus-Christ » (Gal. 3 : 28). Jésus est la plénitude. Il « remplit tout en tous » (Éph. 1 : 23). Ses élus reflètent son caractère. Il ne peut donc y avoir aucune rivalité entre eux. Jésus est l’héritage commun de son peuple.
Ce titre sublime exprime l’excellence et la prééminence du Christ. Il est toute sagesse, tout amour, tout pouvoir. Il est le Créateur et le Sauveur. Il réconcilie tout et tous. Il est notre espoir. Christ est tout dans notre adoption et notre acceptation. Il est tout dans notre rédemption et notre régénération. Notre Sauveur est suffisant au-delà de toute expression. Jésus est en nous, car c’est lui qui produit en nous « le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Phil. 2 : 13).
Ce portrait de notre Sauveur parfait est éloquent : « Pour le croyant, Christ doit être tout et en tous. Il ne doit rien subsister du moi. Tout doit être de Christ, à qui nous appartenons par droit de création et de rédemption. » (The Publishing Ministry, p.220.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je n’ai rien besoin à part Christ. Je réaffirme ma foi en lui. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)