Lecture de la semaine
Gn 15:6, Gal 3:6-9, 1 R 18:19-39, Es 53, Dn 2:46-48, Mc 1:2-5, Mt 11:1-6.
Verset à mémoriser
« J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi » (Ésaïe 6:8).
Aux temps bibliques, les prophètes jouaient souvent des rôles déterminants dans l’histoire du peuple de Dieu. Il leur arrivait d’occuper le devant de la scène, assumant des positions fortes, sinon cruciales, dans la vie de la communauté.
Cependant, être prophète était une vocation difficile. Leur existence était rarement aisée; elle était marquée par la souffrance, le rejet, l’incompréhension et la frustration.
Souvent, les prophètes de Dieu n’acceptaient pas spontanément leur appel au ministère prophétique. Et cela n’a rien d’étonnant. Beaucoup furent violemment contestés par ceux-là mêmes qui auraient dû accueillir leurs messages. Les prophètes de Dieu furent ignorés, tournés en dérision, battus ou emprisonnés. D’autres furent lapidés ou traqués comme des bêtes sauvages. Plusieurs subirent le martyre.
Aujourd’hui, dans une génération submergée par la violence, l’avidité, l’immoralité, l’exploitation et toutes sortes d’influences sataniques, la voix prophétique est souvent rejetée ou simplement ignorée. Nous sommes appelés à prêter attention à la voix des prophètes de Dieu et à être des messagers de l’espérance qui nous est transmise par leur intermédiaire.
La semaine dernière, nous avons appris qu’après la chute en Éden, Dieu a œuvré pour rétablir la communion avec l’humanité. Cette semaine, nous examinerons quelques moments marquants de l’histoire où Dieu a suscité des prophètes pour ramener Son peuple dans la voie des messages qu’Il destinait à un monde déchu.
Étudiez cette leçon pour le sabbat 10 octobre.
« Et l’ayant trouvé au-delà de la mer, ils lui dirent : Rabbi, quand es-tu venu ici ? » Jean 6 : 25
Le mot « rabbi » est d’origine arabe et signifie « enseignant » ou « maître ». On l’utilisait pour exprimer le respect aux intellectuels, érudits, professeurs. C’est uniquement dans l’évangile de Jean que Jésus est appelé « rabbi ». Jean se sert six fois de ce titre. Deux exemples viennent immédiatement à l’esprit. Nathanaël s’adresse ainsi à Jésus : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu. » (Jean 1 : 49.) Nicodème fait ce beau compliment au Christ : « Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu. » (Jean 3 : 2.)
D’après Jean, il semble que pendant les premiers temps de l’association des disciples avec Jésus, ils l’appelaient généralement « rabbi ». Mais avec le temps, « de plus en plus convaincus qu’il était en vérité le Fils de Dieu, ils se mirent à l’appeler Seigneur (Jean 6 : 34 ; 11 : 12 ; 13 : 6, etc.). Après la résurrection, Jésus est toujours appelé Seigneur (1 Cor. 16 : 22), jamais rabbi. » (SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 909.)
Il est certain qu’aucun enseignant ou maître de l’histoire n’a jamais mérité plus que Jésus ce titre distinctif. Nicodème avait raison ; Jésus était en vérité « un docteur venu de Dieu ». Aucun professeur, aucun érudit, aucun sage n’était à la hauteur de ses connaissances, de sa sagesse et de sa maîtrise des choses humaines et divines. De lui coulaient la vie, la sagesse, la vérité, le savoir et la puissance. Pour tous ceux qui désirent découvrir le chemin du salut, Jésus est le rabbi incomparable. Ellen White fait ce beau commentaire : « Ils n’avaient qu’un but à ce moment-là. Une présence remplissait leurs pensées. Ils s’écrièrent : “ Rabbi, où demeures-tu ? ” Une courte entrevue, le long du chemin, ne pouvait leur offrir ce qu’ils désiraient. Ils voulaient être seuls avec Jésus, se placer à ses pieds, et recueillir ses paroles. » (Jésus-Christ, p. 120, 121.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, comme Nicodème, je sais que tu es venu de Dieu. Je confesse que tu es le Fils de Dieu. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)