Lisez Colossiens 1:19, 20. Quelle est cette réconciliation qui passe par la croix, et dans quelle mesure elle est complète?
Paul utilise une expression grecque très intéressante pour culminer sa description de Jésus, en pointant indirectement au Père, déjà mentionné en Colossiens 1:12. Le Père a pris plaisir en faisant habiter Sa plénitude en Jésus (voir aussi Col 2:9). Qu’est-ce que cette «plénitude»? Jean y fait référence comme étant la gloire du Père, «pleine de grâce et de vérité» (Jn 1:14).
Mais, sur la base de ce passage, cette «plénitude» englobe bien plus. Elle comprend l’éternité et l’existence de Dieu, ainsi que Sa puissance de créer et de recréer. Plus important encore, cela souligne Sa sagesse dans la victoire sur le péché et la mort par le moyen le plus inattendu: la croix. Et c’est ainsi qu’Il a transformé cet objet des plus honteux en un témoignage de Son amour éternel pour chaque être créé. «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle» (Jn 3:16).
La seule façon dont le péché pouvait être vaincu pour toujours, et tout ce qui pouvait être réconcilié, effectivement réconcilié, se résume dans cette vérité glorieuse: Dieu a aimé l’univers, et Il nous a tant aimés qu’Il a tout risqué pour nous sauver par la mort du Christ sur la croix. Le mot grec pour «monde» est kosmos, qui peut englober l’univers entier. Paul fait référence à cette démonstration universelle dans le contexte du témoignage du Christ: «nous avons été en spectacle au monde [kosmos, univers], aux anges et aux hommes» (1 Cor 4:9, LSG).
«C’est avec douleur et avec étonnement que le ciel avait contemplé le Christ suspendu à la croix… Satan, ainsi que tous ses disciples, se trouvent, après une vie de révolte, si peu en harmonie avec Dieu, que la présence divine seule est, pour eux, un feu consumant. Ils seront détruits par la gloire de celui qui est amour. Les anges ne comprenaient pas cela au moment où éclata le grand conflit…
Il n’en sera plus ainsi quand le grand conflit sera terminé. Le plan de la rédemption étant alors pleinement réalisé, le caractère de Dieu sera manifeste aux yeux de toutes les intelligences créées…
Les anges avaient donc de bonnes raisons de se réjouir en contemplant le Sauveur sur sa croix... Quant au Christ, il comprenait parfaitement les résultats du sacrifice accompli sur le Calvaire. Il embrassait toutes ces choses de son regard quand, sur la croix, il s’écria: “Tout est accompli!”» Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 764-770.
« Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ». Matthieu 28 : 20
De nombreux portraits de Jésus viennent de ses promesses et déclarations. « Le compagnon toujours présent » en fait partie. Jésus dit à ses disciples quand il les quitta : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Cette belle promesse est devenue pour le peuple élu la garantie de la compagnie divine.
Quand David Livingstone, le grand explorateur et missionnaire britannique en Afrique revint à l’Université de Glasgow, il reçut un doctorat. Il prit la parole, pâle et ravagé par le paludisme, avec une main qui pendait inerte à son côté à cause de la morsure d’un lion. Le discours de Livingstone fut si éloquent que l’auditoire se leva comme un seul homme pour l’applaudir. On lui demanda ensuite comment il avait pu supporter les épreuves physiques qui l’avaient affaibli en Afrique. Livingstone, sans hésiter un instant, répondit en citant ce verset biblique : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Puis il ajouta : « Ce sont les paroles du plus honorable des gentlemen. Il n’a jamais failli à ses promesses. »
Comme cette réflexion du grand missionnaire est vraie ! Dans l’adversité et la prospérité, dans les bons comme dans les mauvais jours, au sommet d’une montagne ou au fin fond de la vallée, nous pouvons nous réclamer de la promesse du compagnon toujours présent. Cette promesse est la réaffirmation de cette parole donnée autrefois : « Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. » (Jos. 1 : 5.)
Ellen White offre encore cet aperçu : « Nous jouissons de la présence divine, et le sentiment de cette présence amène nos pensées captives à Jésus-Christ. Nos progrès spirituels sont en fonction de la profondeur du sentiment de cette présence. » (Messages à la jeunesse, p. 157.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, je te remercie pour le compagnon toujours présent. Avec lui à mes côtés, je n’aurai jamais peur. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)