Lisez Exode 4:1–17. Quels signes Dieu avait-Il donnés à Moïse pour renforcer sa position en tant que messager de Dieu?
Paul écrit que « les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse » (1 Cor 1:22, LSG). La croix — l’idée d’un Dieu, le Messie, crucifié — ne correspondait ni aux attentes juives ni aux aspirations grecques. Elle allait à l’encontre de toutes les attentes.
Il suffit de lire les réactions des disciples à l’annonce de la crucifixion de Jésus (voir Mc 8:31-32; 9:30-32; 10:32-34) pour comprendre à quel point cette idée leur était étrange et choquante, en particulier pour des Juifs. Comme nous l’avons déjà souligné, ils attendaient un Messie qui renverse les Romains, non un Messie exécuté par eux.
Pendant des siècles, la croix est devenue pour les chrétiens le symbole de la foi. Il est difficile, pour les chrétiens du XXIᵉ siècle, de mesurer à quel point l’idée d’un Dieu crucifié était scandaleuse pour les esprits du premier siècle.
Et pourtant, c’est précisément parce que ce message est si choquant qu’il mérite notre plus profonde réflexion. L’image d’un Messie crucifié révèle jusqu’où Dieu était prêt à aller pour accomplir le plan du salut. L’idée même de la croix et de la mort du Seigneur nous dépasse déjà, à nous, pécheurs sur la terre. Que dire alors de ce que cela signifiait pour les êtres célestes, saints et sans péché, qui connaissaient et adoraient le Seigneur Jésus?
Lisez Actes 13:16–47 (en particulier les versets 26, 38 et 47). Que nous apprend ce passage sur la signification de la croix?
Paul déclare que Christ l’a envoyé prêcher l’Évangile. Il proclame donc le message d’un Messie crucifié (1 Cor 1:23). Il reprend cette idée dans 1 Corinthiens 2:1–5. Fidèle à la mission qui lui a été confiée, il n’a pas recours à « un langage ou une sagesse humaine » (1 Cor 2:1, LSG), mais se concentre uniquement sur « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor 2:2, LSG). Son discours et sa prédication ne reposaient pas « sur les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance » (1 Cor 2:4, LSG), car « la sagesse des hommes » est opposée à « la puissance de Dieu » (1 Cor 2:5, LSG).
Un Messie crucifié était quelque chose de totalement inattendu pour les Juifs comme pour les Grecs. Que nous enseigne cela sur le fait que Dieu n’agit pas toujours comme nous l’attendons? Pourquoi est-il essentiel de comprendre cette vérité, surtout lorsque les événements ne se déroulent pas selon nos attentes?
« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le Pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. » Jean 6 :51
L’image du pain est riche de sens. Nous voyons ici Jésus en pain du sacrifice. Il n’est pas seulement le pain de vie, mais aussi le pain vivant, le pain qui donne la vie.
Dans Jean 6 : 48, Christ déclare qu’il est le pain de vie, c’est-à-dire le pain qui entretient la vie. Le pain qui est mastiqué, digéré et assimilé par l’organisme contribue à la vie, à la santé, à la croissance et à l’énergie de notre être. De même Christ, le pain spirituel, nourrit et soutient la vie spirituelle du croyant. Dans Jean 6 : 51, Jésus se décrit comme « le pain vivant… que je donnerai pour la vie du monde ». Cette déclaration indique le Calvaire, où le pain de vie serait brisé pour nous, afin que nous puissions vivre.
Le pain de la sainte Cène est l’emblème du corps de Christ, brisé pour la rémission du péché. Jésus est le pain du sacrifice rompu pour nous. Le pain du sacrifice indique la croix sur laquelle Christ donna sa « chair » en sacrifice « pour la vie du monde ».
Tous ceux qui reçoivent de ce pain vivant, de ce pain du sacrifice, sont bénis du don de la vie éternelle (Jean 6 : 47). Lorsque notre Sauveur a déclaré qu’il était le pain de vie, il « ne parlait pas du pain ordinaire, mais du pain dont se nourrit l’homme s’il veut jouir d’une vie à la mesure de celle de Dieu » (Review and Herald, 14 avril 1891).
Ma prière en ce jour : Seigneur, toi qui es le pain du sacrifice, brisé pour moi au Calvaire, donne-moi une vie à la mesure de celle de Dieu. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)