Lisez Colossiens 2:16-19. Quelles sont les pratiques judéo-chrétiennes soulignées ici par Paul?
À ce jour, les érudits ne s’accordent pas sur les questions exactes que Paul abordait ici. Nous pouvons toutefois être certains que l’Épître de Paul elle-même offre de nombreux indices sur l’influence judéo-chrétienne qui semble avoir provoqué des divisions au sein de cette Église d’origine non juive (Col 2:13). Autrement dit, certains croyants juifs imposaient des pratiques qui n’étaient pas nécessaires aux nouveaux membres.
De toute évidence, Colossiens 2:16 énumère un certain nombre de pratiques juives régulières qui étaient apparemment maintenues par certains Juifs convertis au christianisme. Mais même les éléments mentionnés dans Colossiens 2:18 relèvent du même contexte. Jésus avait critiqué les prétentions à l’humilité parmi les chefs religieux (voir par exemple Mt 6:1, 5, 7, 16). Les rouleaux de Qumran montrent que, dans certaines conceptions juives de l’adoration, les anges occupaient une place importante. Ainsi, les problèmes auxquels Paul était confronté à Colosses étaient probablement semblables à ceux qu’il avait rencontrés ailleurs.
Étant donné que Colossiens 2:16 est si souvent mal compris, il est important de l’examiner attentivement. Remarquez ces points:
L’usage de «donc» (LSG) par Paul indique qu’il tire ici une conclusion de ce qu’il avait déjà exposé. Auparavant, il avait déjà écarté la nécessité de la circoncision littérale, car c’est le changement intérieur du cœur qui importe (Col 2:11-15).
Le «manger et le boire» font référence aux offrandes de repas et de libations que les Israélites apportaient au temple.
La mention d’une «fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats» (Col 2:16, LSG) semble faire allusion à Osée 2:11, où la même séquence de jours cérémoniels est évoquée, incluant les sabbats cérémoniels (voir, par exemple, Lv 23:11, 24, 32).
L’interprétation de Paul elle-même est essentielle à notre compréhension de ce verset: ces choses sont «l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ» (Col 2:17, LSG). Ces jours cérémoniels, à l’instar des sacrifices, annonçaient l’œuvre du Christ (voir 1 Cor 5:7; 1 Cor 15:23). Le sabbat du septième jour, en revanche, a été institué en Éden, avant le péché, bien avant l’adoption des sacrifices cérémoniels du sanctuaire; il ne s’agissait donc pas d’une ombre destinée à disparaitre après la croix.
Bien que le sabbat du septième jour ne soit pas en cause ici, comment pouvez-vous appliquer le conseil de Paul de ne pas juger les autres?
« Nous prêchons Christ crucifié.… puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs ». 1 Corinthiens 1 : 24
L’apôtre Paul appelle Jésus puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Dans ce contexte, la puissance de Dieu n’est pas un attribut ou une force abstraite. C’est Jésus lui-même qui est l’incarnation du pouvoir divin. Christ est la puissance de Dieu par laquelle la création et la rédemption ont été accomplies. Il n’a pas seulement créé le monde, mais il continue à dominer et à contrôler sa création (Jean 1 :3 ; Col. 1 : 17). Il a calmé la tempête et marché sur les eaux en furie (Marc 4 : 39 ; Mat. 14 : 25). Le vent et les vagues lui obéissent.
En tant que puissance de Dieu, Christ a guéri les malades, rendu la vue aux aveugles et la parole aux muets. Il a nourri les multitudes affamées et pardonné les péchés (Marc 2 : 10 ; Jean 8 : 11). Par le pouvoir qui résidait en lui, il a donné sa vie puis l’a reprise (Jean 10 : 18). Au cours de son remarquable ministère, Jésus a rendu la vie aux morts (Luc 7 : 15 ; Jean 11 : 44). Lui seul pouvait affirmer : « Je suis la résurrection et la vie. » (Jean 11 : 25.) En tant que puissance de Dieu, Jésus est la source de tout pouvoir pour soutenir, transformer, ressusciter et triompher.
Jésus est la puissance de Dieu qui nous a été promise et qui agit en nous (Éph. 3 : 20). Il est Sauveur et Seigneur. Il a affirmé : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » (Mat. 28 :18) Ce pouvoir suprême est à la portée de quiconque vient à lui par la foi.
Ellen White résume ainsi l’infinie puissance de Jésus : « Christ doit être votre lumière, Christ doit être votre nourriture et votre force. Christ est la racine, et il soutient toutes les branches par sa puissance. » (The Home Missionary, 1er September 1896.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu m’as donné Christ, la puissance divine. Je réclame sa force pour remporter chaque jour la victoire. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)