Certains discours célèbres ont profondément marqué la vie des gens et ont même changé le cours de l’histoire. Si ces discours n’avaient pas été consignés, leurs paroles se seraient estompées ou auraient été déformées avec le temps. Ainsi, l’écriture confère une permanence à la parole prononcée, et cette permanence permet au message d’être transmis à travers le temps.
Peu après que les Israélites eurent quitté l’Égypte et vaincu les Amalécites, Dieu ordonna à Moïse: « Écris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve » (Ex 17:14). À partir de Moïse, auteur des cinq premiers livres de la Bible et du Psaume 90, le Saint-Esprit guida les prophètes canoniques afin qu’ils produisent les écrits qui constituent aujourd’hui les soixante-six livres de la Bible.
Lisez Exode 17:14; Jean 20:30, 31; 1 Corinthiens 10:11; et Apocalypse 1:19. Quelles sont quelques-unes des raisons pour lesquelles Dieu a demandé à Ses prophètes de consigner par écrit les messages qu’Il leur avait donnés?
Les différents livres de la Bible reflètent le style littéraire et les compétences propres à leurs auteurs respectifs. Comme nous l’examinerons dans l’étude de la semaine prochaine, les nuances personnelles et les styles variés de chaque auteur n’amoindrissent pas leurs messages, car il n’existe pas de « degrés » d’inspiration. Certaines parties de la Bible sont manifestement plus pertinentes et applicables à notre vie et à notre foi aujourd’hui que d’autres. Mais cette réalité ne rend pas une partie de la Bible plus inspirée qu’une autre.
Parfois, les auteurs bibliques ont consigné par écrit des messages inspirés qu’ils avaient d’abord proclamés oralement, soit eux-mêmes, soit par l’intermédiaire d’un collaborateur digne de confiance. Dans le livre du Deutéronome, Moïse a rapporté les derniers discours qu’il a prononcés devant les Israélites avant sa mort. Les quatre Évangiles enregistrent de nombreux sermons et enseignements de Jésus durant Son ministère terrestre.
Mais il existe des cas où les prophètes ont cité des sources non inspirées (Ac 17:28; 1 Co 15:33; Tt 1:12), et même les paroles de Satan (Gn 3:1-5; Mt 4:1-11).
Nous devons nous souvenir que, lorsque les prophètes consignaient les sentiments et les désirs d’autres personnes, ils exprimaient aussi leurs propres réactions humaines (voir Dn 8:27; Ap 22:8, 9). En outre, la Bible présente de nombreux bons exemples à imiter, mais aussi de nombreux mauvais exemples à éviter (1 Co 10:1-11).
En lisant la Bible, nous devons garder à l’esprit que, bien qu’elle ne soit pas écrite dans un langage parfait, elle véhicule un message infaillible qui résistera à l’épreuve du temps.
« Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive ». Jean 7 : 37.
C’était le dernier jour de la fête des tabernacles et on procédait aux libations. On tirait l’eau du réservoir de Siloé dans une cruche d’or et on la transportait en procession jusqu’au temple. L’eau était offerte par les prêtres aux chantres qui entonnaient les paroles d’Ésaïe 12 : 3 : « Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut. » Pendant ce rite impressionnant, Jésus se leva et s’écria soudain : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. »
Par ces mots frappants, Jésus déclarait qu’il était celui qui étanche la soif. L’appel est universel : « Si quelqu’un a soif… » Le besoin d’eau est inné et universel ; il en est de même de la soif spirituelle envers l’eau de la vie. Jésus dit à tous ceux qui sont altérés : « Venez à moi et buvez ! » Rien ne satisfait mieux que Jésus. Il nous rafraîchit, il nous sauve, il nous comble de ses bienfaits.
Jean, le disciple bien-aimé, rapporte ces paroles de Jésus : « À celui qui a soif, je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apoc. 21 : 6.) Il offre toute l’abondance de ses trésors. Il nous suffit d’aller à la source. L’apôtre conclut l’appel de l’Apocalypse par ces mots : « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apoc. 22 : 17.) « L’eau dont Jésus parlait était la révélation de sa grâce dans sa Parole. Son Esprit, ses enseignements, son amour représentent une source rafraîchissante pour les âmes. » (Signs of the Times, 3 septembre 1896.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, étanche la soif de mon âme, toi qui es la source intarissable. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)