Deux hommes étaient allés à l’église pour prier. L’un était un ancien respecté, qui se plaça à l’avant, avant le début du culte, devant l’assemblée pour qu’elle le voie. Il pria à haute voix, remerciant Dieu pour sa propre prétendue bonté. L’autre homme, marginal de la société, se tint tout au fond de l’église, ses yeux remplis de larmes à cause du poids de ses péchés. Dans ce coin reculé de l’église, il tomba à genoux et murmura avec désespoir: « O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ».
Lisez Luc 18:9-14. Que pensez-vous de ces deux hommes? Qu’en a pensé Jésus? Quelle leçon importante y a-t-il pour nous tous?
Il est si facile pour nous de nous élever. Il devient parfois une seconde nature de faire savoir aux autres nos accomplissements et notre prétendue bonté. Mais ces choses, en elles-mêmes, ne changent rien à notre réputation aux yeux du ciel. En réalité, c’est même l’inverse de ce que nous pensons, car « quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18:14, LSG). Jésus nous conseille aussi de nous mettre à la dernière place, et de laisser l’hôte nous élever s’il le souhaite (Lc 14:8-10). Ce royaume à l’envers que Jésus enseigne est à l’opposé de nos attentes. « Seul celui qui se reconnait pécheur peut être sauvé » Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 131.
En reconnaissant d’abord notre véritable état de péché et notre besoin désespéré de Christ, nous pouvons venir à Lui avec la certitude que « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jn 1:9, LSG).
Plus nous nous approchons de Christ, plus nous réalisons notre péché et notre indignité. « Seule la contemplation du Christ nous permettra de nous voir tels que nous sommes. C’est parce que nous ne connaissons pas notre Sauveur que nous nous laissons griser par le sentiment de notre valeur personnelle. » Les paraboles de Jésus, p. 132.
Alors, que pense Dieu des orgueilleux? 1 Pierre 5:5 nous dit que « Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles ». Tout est clair.
Quand avez-vous expérimenté pour la dernière fois la grâce de Dieu dans votre vie? (En effet, nous devons en faire l’expérience chaque jour.) Nous devons aussi faire grâce aux autres. Passez du temps maintenant dans la prière, demandant à Dieu de vous humilier sous Sa main puissante, afin que Lui seul vous élève en Son temps.
« Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance… ». Ésaïe 53 : 3
Qui pourrait contempler ce touchant portrait de l’homme de douleur sans être profondément ému ? Il est presque incompréhensible que le Seigneur de gloire ait échangé les plus grands honneurs du ciel pour l’humiliation qui l’attendait sur la terre, le Christ incarné devint vulnérable à toutes les souffrances, à toutes les déceptions de l’homme.
Dans son amour incomparable, Christ s’identifia au pire de la souffrance humaine, En homme de douleur, il se familiarisa avec l’affliction dans ses formes les plus graves : il subit les pires humiliations afin de racheter la race humaine déchue. L’homme de douleur fut cruellement rejeté. Il subit l’agonie de la trahison ainsi que le reniement des siens (Mat. 26 :38). Il souffrit de la solitude et de l’abandon en son heure de crise (Mat. 26 : 56).
Finalement, l’homme de douleur dut subir l’agonie et mourir sur la croix pour un monde qui ne l’aimait pas. Seul, il a supporté la douleur, il a versé son sang, et il est mort. Mais de la sombre nuit de douleur surgit le glorieux soleil de la rédemption. Voici le nouveau portrait de Jésus : « Ce n’était plus “ l’homme de douleur, méprisé et abandonné des hommes ”. Il était revêtu d’un habit resplendissant… Son aspect était semblable à celui du soleil. Il avait sept étoiles dans sa main droite, et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, emblème de la puissance de sa Parole. » (Conquérants pacifiques, p. 518.)
Ma prière en ce Jour : Seigneur, tu es devenu l’homme de douleur afin que je puisse jouir du vrai bonheur. Je t’en suis éternellement reconnaissant. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)