Lisez Colossiens 2:20-23. Comment comprenez-vous les avertissements de Paul à la lumière des autres éléments abordés dans ce chapitre?
Tout comme dans son Épitre aux Galates, Paul qualifie le souci de l’observation des cérémonies juives de «rudiments du monde» (Col 2:8, 20, LSG; cf. Gal 4:3, 9). En d’autres termes, tout comme le temple terrestre, ces pratiques appartiennent à la terre, tandis que notre citoyenneté est céleste. Nous n’avons pas besoin d’être alourdis par la loi cérémonielle, car elle n’était qu’une préfiguration de la réalité que nous possédons désormais en Christ. Ainsi, même si elles ont été initialement données par Dieu, ces ordonnances, ayant accompli leur rôle, ne sont plus nécessaires.
Puisque toutes ces règles ont été abolies à la croix, comme l’indique la main divine déchirant le voile du temple (Mt 27:51; cf. Dn 9:27), les chrétiens (y compris les judéo-chrétiens) n’y sont plus assujettis. En s’y soumettant, on s’identifierait en réalité à ce monde périssable, en contraste avec le monde nouveau promis en Christ. Après tout, nous attendons avec impatience «de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera» (2 Pi 3:13) et pas seulement une rénovation de cette ancienne terre.
En outre, les pharisiens et les scribes avaient ajouté aux règles mosaïques des exigences humaines supplémentaires (voir Mc 7:1-13). La perpétuation des cérémonies de l’Ancien Testament, accomplies par le Christ, ne pouvait donc plus être considérée comme requise divinement, mais uniquement comme des obligations humaines. Elles devenaient en réalité un fardeau pour la foi, plutôt qu’un soutien spirituel. Il est si facile de finir par considérer ces observances non seulement comme un moyen de se sentir supérieur à ceux qui ne les pratiquent pas, ce qui est déjà regrettable, mais aussi, peut-être, comme méritoires pour le salut, un piège que nous devons éviter.
Tout au long de l’histoire chrétienne, les experts bibliques ont succombé à la tentation de substituer leur autorité au Saint-Esprit pour guider les croyants dans la compréhension du texte. Christ Lui-même est la source d’où jaillit la vérité des Écritures, telle qu’enseignée par Paul et les autres rédacteurs inspirés.
Comment pouvons-nous nous assurer que notre unique fondement pour le salut réside dans ce que Jésus a fait pour nous, hors de nous, à notre place—indépendamment de ce qu’Il accomplit en nous?
« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude ». Galates 5 : 1
Simon Bolivar est révéré en grand libérateur de six nations d’Amérique latine : Venezuela, Colombie, Panama, Équateur, Pérou et Bolivie. Il est commémoré par des statues, des monuments, des villes, des rues et des parcs. Presque chaque nation a un héros qu’elle appelle son grand libérateur.
Mais le plus insigne des libérateurs est Jésus-Christ. Il est venu « pour porter de bonnes nouvelles » et « pour proclamer aux captifs la liberté » (Es. 61 : 1). Christ est le suprême libérateur de la race humaine. Des millions qui ont été délivrés par son suprême sacrifice l’adorent comme le véritable libérateur. La race humaine a été délivrée à la croix. C’est là que la famille de l’homme a entendu résonner la cloche de la liberté.
Le grand libérateur a affirmé : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8 : 36.) Le Christ offre la délivrance de la loi du péché et de la mort (Rom. 8 : 2 ; 2 Tim. 1 : 10). Délivrés, les enfants de Dieu prennent au sérieux les paroles de l’apôtre Paul : « Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres. Demeurez donc fermement dans cette liberté et prenez garde de ne pas redevenir des esclaves. » (Gal. 5 : 1, FC.) Réjouissons-nous dans cette liberté et proclamons-en la nouvelle au monde entier.
Il est réconfortant de savoir que « Christ est venu sur la terre pour briser le pouvoir de Satan et affranchir la volonté de l’homme. Il est venu pour “ proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ”. » (Signs of the Times, 19 novembre 1896.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, aide-moi à toujours chérir la liberté obtenue au prix de ton sang. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)