Lisez Nombres 14:4-11. Que se passe-t-il dans ces versets? Pourquoi le peuple est-il irrité contre Moïse et Aaron?
Une lecture attentive de ces versets révèle que les enfants d’Israël étaient en colère contre Dieu parce qu’ils ne Lui faisaient pas confiance. Moïse et Aaron, les représentants humains de la souveraineté suprême de Dieu, devinrent des cibles faciles pour la colère de la nation. Le besoin de sécurité physique et mentale est une motivation fondamentale chez tout être humain. Lorsque l’un ou l’autre est menacé, ou lorsque nous percevons une menace pour notre bien-être physique ou mental, nous pouvons devenir irrités, voire irrationnels.
Lisez Nombres 13:26-30. Pourquoi les Israélites avaient-ils si peur? Quelle parole d’encouragement Caleb leur adressa-t-il?
Les Israélites éprouvaient des craintes légitimes devant les défis qu’ils devraient relever pour entrer en possession de la terre promise, « mais lorsque des hommes livrent leur cœur à l’incrédulité, ils se placent sous le contrôle de Satan, et nul ne peut dire jusqu’où il les conduira. » — Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 389. Moïse faisait face à un défi de leadership presque insurmontable en ce moment-là. Les peurs du peuple se transformèrent bientôt en colère contre Aaron et Moïse, puis en rébellion ouverte contre Dieu. Lorsque le peuple chercha de nouveaux chefs pour remplacer le prophète/dirigeant choisi par Dieu (Dt 34:10-12; Nb 14:4), Josué et Caleb déchirèrent leurs vêtements et supplièrent le peuple de faire confiance à Dieu malgré leurs craintes:
« Si l’Éternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays et nous le donnera; c’est un pays où coulent le lait et le miel. Seulement, ne soyez point rebelles contre l’Éternel, et ne craignez point les gens du pays » (Nb 14:8, 9).
Il est facile de faire confiance à Dieu lorsque tout va bien, n’est-ce pas? Mais qu’en est-il lorsque survient l’épreuve? Lorsque lui faire confiance implique de l’inconfort, des sacrifices ou des difficultés? Comment réagissez-vous alors?
« C’est ici le pain qui est descendu du ciel… : celui qui mange ce pain vivra éternellement ». Jean 6 : 58.
Dans son mémorable discours sur le pain du ciel, Jésus déclara qu’il était ce pain, et que quiconque mangeait de ce pain vivrait éternellement.
Il s’agissait d’une nouvelle dimension ajoutée la métaphore du pain. On mange du pain pour nourrir le corps. Christ, le pain descendu du ciel, soutient une vie durant toute l’éternité. Le pain qui donne la vie soutient une vie à la fois qualitative et quantitative.
Comme le pain de tous les jours, le pain du ciel doit être mangé, digéré et assimilé continuellement. Il doit devenir naturel et habituel de prendre de ce pain qui donne la vie. Christ est le don perpétuel de Dieu à ceux qui l’acceptent par la foi. Le don de la vie éternelle dépend d’une relation constante avec Jésus, notre Seigneur et Sauveur. Nous comptons sur la nourriture quotidienne pour soutenir notre corps ; de même, en chrétiens, nous dépendons pour la vie éternelle du pain qui donne la vie.
Si nous mangeons ce pain de vie dès ici-bas, la vie éternelle devient plus qu’une espérance : c’est une réalité présente, la vie que nous possédons en Christ est une vie abondante que nous commençons à apprécier dès aujourd’hui en préparation pour le monde parfait encore à venir. Ellen White l’exprime éloquemment : « Ceux qui reconnaissent le Christ pour ce qu’il est en réalité, et qui le reçoivent dans leur cœur, ont la vie éternelle. Le Christ habite en nous par l’Esprit. L’Esprit de Dieu, reçu dans le cœur par la foi, est le commencement de la vie éternelle. » (Jésus-Christ, p.378.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es le pain descendu du ciel qui donne la vie. Aide-moi à absorber chaque jour ce pain afin de vivre éternellement. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)