Paul introduit un nouveau thème dans 1 Corinthiens 12:1 par l’expression « en ce qui concerne ». Les spécialistes discutent pour savoir s’il s’agit des « dons spirituels » ou des « personnes spirituelles », car l’expression grecque tōn pneumatikōn permet les deux interprétations.
Toutefois, l’expression « dons spirituels » est préférable à la lumière de 1 Corinthiens 12:4, où Paul parle clairement des dons de l’Esprit. Dans 1 Corinthiens 12:2, 3, Paul souligne que le premier don de l’Esprit est la confession audacieuse que Jésus est Seigneur. À l’époque du Nouveau Testament, affirmer que Jésus est Seigneur revenait à dire que César ne l’était pas (Ac 17:7; voir aussi Jn 19:12, 15). Une telle déclaration était considérée comme une rébellion contre le pouvoir impérial et pouvait être punie de mort.
Jésus et Paul soulignent que la foi en Dieu, même face à la persécution et à la menace de mort, est un don de l’Esprit. En réalité, la foi est le don fondamental. Il n’est donc pas surprenant qu’elle figure en premier dans la liste de 1 Corinthiens 13:13. Que la foi soit un don spirituel apparaît clairement dans 1 Corinthiens 12:9. Cependant, il existe bien d’autres dons. Le fait que le Saint-Esprit distribue ces dons « à chacun en particulier comme il veut » (1 Cor 12:11, LSG) montre que tous sont nécessaires.
Lisez 1 Cor 12:1–6. Quel est l’accent principal de ce passage?
La répétition du mot « diversité » souligne la multiplicité des dons. Ce que Paul appelle « dons spirituels » dans 1 Corinthiens 12:1 est développé aux versets 4 à 6 sous trois angles différents: les « dons » (charismata), les « services » (diakonia), et les « opérations » (energēmata). Bien que ces termes aient des nuances distinctes, il ne faut pas établir entre eux une distinction rigide, en raison du parallélisme du passage. Il convient également de noter que les dons spirituels sont destinés à promouvoir l’unité fondée sur le caractère de la Divinité en trois personnes (voir aussi Eph 4:8–11). Si l’Esprit accorde les dons aux croyants, c’est Dieu qui leur donne la capacité de servir dans la communauté (1 Cor 12:5, 6). Chaque croyant reçoit des dons individuellement (1 Cor 12:11), mais ceux-ci doivent bénéficier à l’ensemble de la communauté des croyants.
Remarquez encore une fois l’accent mis par Paul sur l’unité. Pourquoi cela est-il si important pour l’Église?
« Jésus est la pierre rejetée par vous qui bâtissez, et qui est devenue la principale de l’angle ». Actes 4 : 11
L’image de la pierre représentant Jésus revient souvent dans le Nouveau Testament. Parmi ces nombreuses images, trois le décrivent comme la pierre rejetée qui finit par devenir la pierre angulaire.
Lors de son discours dynamique devant le sanhédrin, Pierre montra que les chefs juifs avaient participé à la crucifixion de Jésus. Se servant de l’un de ses titres préférés pour Jésus, Pierre rappela aux membres du sanhédrin que Jésus était la pierre qu’ils avaient rejetée. Sans aucun doute, certains de ceux qui écoutaient le discours de Pierre avaient personnellement entendu Jésus appliquer à sa propre personne la prophétie de la pierre rejetée (Mat. 21 : 42-44).
La pierre rejetée, insiste l’apôtre, « est devenue la principale de l’angle ». La pierre rejetée est maintenant la pierre « choisie et précieuse devant Dieu » (1 Pierre 2 : 4). La justification de la pierre rejetée est devenue la note dominante de la prédication de Pierre. La pierre si honteusement méprisée a été pleinement restaurée à la place d’honneur qui lui revenait. Jésus-Christ est la « pierre vivante », « la pierre angulaire » de l’Église (1 Pierre 2 : 4, 7). Ellen White observe : « Il sera manifesté en qualité de Seigneur du ciel et de la terre à sa seconde venue… A la vue de l’univers, la pierre rejetée deviendra la pierre angulaire. » (Jésus-Christ, p. 595.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu as été rejeté autrefois, mais tu es devenu la pierre angulaire de ton Église. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)