Le fidèle prophète, Élie, avait vécu dans des temps difficiles, alors que le roi Achab « fit plus encore que tous les rois d'Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l'Éternel, le Dieu d'Israël » (1 R 16:33, LSG). Le moment le plus significatif de sa vie fut sans doute la confrontation au mont Carmel (voir 1 R 18). Au point culminant de ce récit extraordinaire, Achab et son royaume virent de leurs propres yeux que Dieu répond à la prière. Ce fut un moment inoubliable dans l’histoire d’Israël, et c’est pourquoi le changement soudain des évènements dans ce récit nous surprend.
Lisez 1 Rois 19:1-18, en notant particulièrement les prières d’Élie et l’intervention de Dieu envers lui. Quelle est la cause profonde du découragement d’Élie ici? En quoi la réponse de Dieu est-elle différente de ce qui s’était passé au mont Carmel?
En l’espace d’une seule journée, alors même que Dieu avait exaucé chacune des prières d’Élie, l’état émotionnel, mental et physique du prophète bascula brusquement. Malgré la grande victoire qu’il venait de remporter avec Dieu, Élie, dans un moment de lassitude, laissa la peur de la mort prendre le dessus sur sa foi. Ce qui frappe dans ce récit, c’est que, bien qu’il ait sombré dans le découragement et la dépression, Dieu s’approcha de lui avec douceur et sollicitude, lui offrant de nouveau nourriture et eau (1 R 19:5, 6) — au point qu’il put marcher quarante jours et quarante nuits (1 R 19:8). Et lorsque Dieu se révéla enfin, ce fut d’une manière bien différente de ce qu’Élie avait connu jusque-là.
Parfois, dans nos vies, Dieu répond de façon directe, puissante et indéniable. Notre foi s’en trouve affermie, et nous ressentons Sa présence de manière très tangible.
D’autres fois, nous faiblissons et succombons à la tentation, convaincus qu’il est trop difficile de suivre Dieu avec une foi inébranlable. Nous attendons que Dieu réponde selon les formes que nous jugeons appropriées, sans réaliser que Ses pensées et Ses voies sont infiniment plus élevées et plus sages que les nôtres (Esa 55:8, 9). De même qu’il existe bien des choses dans la création que nous ne comprenons pas, il n’est pas étonnant qu’il en soit ainsi de Ses voies.
Dieu, notre Père bon et compatissant, sait exactement de quoi vous avez besoin. Comment rester assez calme pour Lui faire confiance et garder vos yeux fixés sur Lui à travers toutes choses? Parlez-Lui-en maintenant.
« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Jean 8 : 12
Dans la tradition juive, l’un des noms révérés donné au Messie à venir était « lumière ». C’est pourquoi Jean fait si souvent allusion à la lumière pour identifier Jésus, le Messie promis (Jean 1 : 4, 5). Dans le quatrième évangile, Jean fait vingt-trois fois allusion à Christ, la lumière. La déclaration « je suis la lumière du monde » implique que le Christ est à toute l’humanité ce que le soleil est à la nature. Toute vie cesserait sans le soleil.
Christ, la lumière du monde, est la lumière de la vie. De même que les plantes ne peuvent pas subsister, pousser et se reproduire sans lumière, nous ne pouvons pas non plus vivre sans Jésus, la lumière du monde (Jean 14 : 19).
Ellen White pousse l’analogie encore plus loin : « C’est lui (Christ) qui communique la lumière au soleil, à la lune, aux étoiles. » (Jésus-Christ, p. 460.) Avoir Jésus, c’est avoir la lumière, spirituelle, morale, intellectuelle. Il est la lumière, et sans lui la lumière n’est pas. Toute lumière a sa source en lui qui a ordonné : « Que la lumière soit ! » Et qui a affirmé : « Je suis la lumière du monde. » Toute lumière est un symbole du Christ, la lumière du monde. La colonne de nuée, les éclairs au mont Sinaï, la nuée sur le propitiatoire, la nuée qui remplit le temple de Salomon, les sept chandeliers d’or, tout indiquait Jésus, la lumière du monde.
En Jésus, la vérité éclate comme un millier de levers de soleil simultanés. « Aucune lumière n’a brillé ni ne brillera sur l’homme perdu si ce n’est celle qui émane de Jésus-Christ. Notre Sauveur est la seule lumière qui puisse illuminer les ténèbres d’un monde plongé dans le péché. » (Une vie meilleure, p. 52, 53.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es la lumière du monde. Je te demande d’illuminer mon sentier. Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)