Lisez 1 Cor 10:5–22. Pourquoi devons-nous fuir l’idolâtrie?
Dans 1 Corinthiens 10:14–22, Paul reprend la question des viandes offertes aux idoles. Offrir de la nourriture aux idoles peut sembler étrange aujourd’hui, mais c’était une pratique courante à l’époque biblique. Lorsque des animaux étaient sacrifiés aux dieux dans les temples païens, une partie de la viande était remise aux prêtres officiants, qui la vendaient ensuite. Une partie de cette viande se retrouvait sur les marchés publics. Comme cette viande n’était pas distinguée des autres viandes mises en vente, un chrétien pouvait, sans le savoir, acheter de la viande qui avait été offerte aux idoles. Le conseil de l’apôtre est le suivant: une telle viande pouvait être achetée librement par les chrétiens.
Cependant, bien que la viande précédemment sacrifiée dans un temple païen puisse être consommée à la maison par les chrétiens (1 Cor 8:1–13), la participation aux cérémonies païennes et aux festins dans les temples était clairement interdite. Le critère est clair: les chrétiens peuvent manger cette viande à domicile, car les idoles ne sont rien (1 Cor 8:4); en revanche, ils ne doivent pas participer aux cultes païens, car cela équivaut à adorer des démons (1 Cor 10:20, 21). Prendre part aux rites païens revient à avoir communion avec les démons (1 Cor 10:20), tout comme participer à la Sainte cène du Seigneur signifie avoir communion avec le Christ (1 Cor 10:16).
Ainsi, Paul déclare: « Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons » (1 Cor 10:21, LSG). Comme Jésus l’a dit: « Nul ne peut servir deux maîtres » (Mt 6:24, LSG).
Paul enseigne que Dieu exige une fidélité entière. Il affirme que l’idolâtrie provoque « la jalousie du Seigneur » (1 Cor 10:22, LSG). Afin que cela ne se produise pas, Paul rappelle, dans 1 Corinthiens 8:4–6, une règle infaillible contre l’idolâtrie, en faisant allusion à Deutéronome 6:4, 5: « Écoute, Israël! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (Dt 6:4, 5, LSG; c'est nous qui soulignons). À ce commandement d’aimer Dieu par-dessus tout, Jésus a ajouté: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mc 12:31, LSG; voir aussi Lévitique 19:18).
Une idole n’est pas nécessairement une statue de pierre. Nous pouvons transformer presque n’importe quoi en idole. De quelles idoles, le cas échéant, devez-vous vous détourner dans votre propre vie?
« Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache… ». Hébreux 7 : 26
Nous admirerons aujourd’hui le portrait de notre souverain sacrificateur sans tache. Ce titre décrit la sainteté de son caractère et sa perfection morale.
Parmi les attributs essentiels du Christ comme souverain sacrificateur, nous comptons sur son humanité impeccable. Né d’une femme et sujet à toutes les faiblesses et tentations de l’homme déchu, vivant dans un monde pécheur avec tous ses pièges, Jésus est resté « saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs » (Héb. 7 : 26). L’Ecriture est catégorique : il « n’a point connu le péché » (2 Cor. 5 : 21). « Il n’y a point en lui de péché. » (1 Jean 3 : 5.) II « n’a point commis de péché » (1 Pierre 1 : 22). Jésus est comparé à « un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1 : 19). « Il n’y avait pas la moindre trace de dépravation en lui. » (Signs of the Times, 9 décembre 1897.) Et sur la croix, il porta tous les péchés du monde. Jésus ne fut pas contaminé par le péché, bien qu’il soit devenu « péché pour nous » (2 Cor. 5 : 21).
Ce souverain sacrificateur sans tache est pleinement qualifié pour officier en notre faveur, car il n’est pas « incapable de souffrir avec nous de nos faiblesses » (Héb. 4 : 15, FC). Ayant remporté la victoire pour nous au Calvaire, il a toutes les compétences nécessaires pour plaider notre cause. En Sauveur aimant et souverain sacrificateur parfait, il a promis de nous « préserver de toute chute » et de nous « faire paraître devant sa gloire irréprochables et dans l’allégresse » (Jude 24). « L’infinie suffisance du Christ fut démontrée quand il se chargea des péchés du monde entier… Il était saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs. » (Loma Linda Messages, p. 180.)
Ma prière en ce jour : Seigneur, tu es le souverain sacrificateur sans tache. Revêts-moi de ta sainteté ! Amen !
(« Portrait de Jésus » George W. Brown. Ed: IDPA)