Leçon 4: À ses dépens

Étude de la semaine : Ésaïe 7.14-16; Ésaïe 7.17-25; Ésaïe 8.1-10; Ésaïe 8.11-15; Ésaïe 8.16-22.

Verset à mémoriser : J'attends le Seigneur qui se détourne de la maison de Jacob; j'ai mis en lui mon espérance (Ésaïe 8.17)

«Dans un bâtiment en feu du quartier d'Harlem à New York, une petite fille aveugle était perchée à la fenêtre du cinquième étage. Les pompiers avaient perdu espoir. Ils n'arrivaient pas à faire tenir l'échelle de leur camion entre les bâtiments, et ils ne pouvaient pas la faire sauter dans un filet, puisqu'elle ne pouvait pas le voir.

Finalement, son père arriva et lui cria dans un mégaphone qu'il y avait un filet et qu'elle allait devoir sauter au moment qu'il lui indiquerait. La petite fille sauta. Elle était tellement détendue que dans sa chute de cinq étages, elle n'eut rien de cassé, ni même un muscle froissé. Elle faisait totalement confiance en son père, alors quand elle entendit sa voix, elle fit ce qu'il lui disait être le mieux pour elle.» Adapté par Michael P. Green, 1500 Illustrations for Biblical Preaching, p. 135.

De la même manière, Dieu a donné des preuves convaincantes qu'il voulait ce qu'il y a de mieux pour ses enfants, mais ils ont rejeté les eaux qui coulent doucement, c'est-à-dire la douceur avec laquelle il leur était présenté. Ainsi, il dut leur parler plutôt à travers les puissantes et grandes eaux du fleuve.

Quelles leçons pouvons-nous apprendre de leurs erreurs ?

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 23 janvier.

Dans Ésaïe 7.14-16, Immanou-El est un signe associé au dilemme spécifique d'Achaz: Avant que l'enfant Immanou-El soit assez grand pour décider entre différents types de nourriture, la terre des deux rois qui t'épouvantent sera abandonnée (Es 7.16). Cela fait référence à la terre et aux rois de Syrie et du nord d'Israël (voir Es 7.1, 2, 4-9) et répète la promesse de Dieu que leur pouvoir serait bientôt anéanti.

Pourquoi Ésaïe mentionne-t-il le lait fermenté et le miel que le garçon mangerait ? Es 7.15.

Les récoltes et les champs de Juda seraient détruits par les Assyriens (Es 7.23-25). Alors le peuple, y compris l'Immanou-El de l'Ancien Testament, quelle qu'était son identité (Es 7.14,15), serait contraint de revenir au régime alimentaire des nomades (Es 7.21, 22). Mais tandis qu'ils seraient pauvres, ils auraient assez pour survivre.

Quand la prophétie concernant la Syrie et le nord d'Israël s'accomplit-elle? 2 Rois 15.29, 30; 2 Rois 16.7-9; 1 Ch 5.6,26.

Cette prophétie d'Ésaïe a été donnée vers 734 avant J.-C. En réponse au pot-de-vin d'Achaz, Teglath-Phalasar III fit ce qu'il aurait probablement fait malgré tout : il brisa la coalition du nord, conquit les régions de la Galilée et la Transjordanie au nord d'Israël, déporta une partie de la population, et transforma ces territoires en provinces assyriennes (734-735 avant J.-C.). Le reste d'Israël fut sauvé quand Osée, après avoir assassiné le roi Péqah, se soumit et lui paya un tribut. En 733 et 732 avant J.-C., Teglath-Phalasar conquit Damas, la capitale de la Syrie. Puis il changea la Syrie en une série de provinces romaines. Ainsi, vers 732, en l'espace de deux ans après la prédiction d'Ésaïe, la Syrie et Israël furent définitivement vaincues, et tout était terminé pour les deux rois qui avaient menacé Achaz.

Peu après que Salmanasar V remplaça Teglath-Phalasar III en 727 avant J.-C., le roi Osée d'Israël commit un suicide politique en se rebellant contre l'Assyrie. Les Assyriens prirent la capitale de Samarie en 722 avant J.-C. et déportèrent des milliers d'Israélites jusqu'en Mésopotamie et en Médie, où ils finirent par être intégrés aux populations locales et perdirent leur identité (voir Es 7.8, en l'espace de 65 ans, Éphraïm ne serait même plus un peuple). Dieu avait prédit ce qui arriverait aux ennemis de Juda, mais ce qu'il voulait dire à Achaz, c'était que cela arriverait de toute façon, sans aucune nécessité de compter sur l'Assyrie.

Réfléchissez: si vous aviez vécu dans le royaume du nord pendant ces événements, combien il aurait été facile de perdre la foi. Que peut-on faire, maintenant, aujourd'hui, pour apprendre à garder notre foi intacte, de sorte que lorsque les catastrophes de demain surviendront, nous puissions tenir fermes? Voir 1 P 1.13-25.

Lisez ces versets Es 7.17-25. Qu'arrivera-t-il au pays, d'après ce que dit le Seigneur? Pourquoi ne devrions-nous pas être surpris par cette issue?

«Des appels répétés furent adressés aux Israélites pour les inviter à retourner à l'Éternel. Avec quelle tendresse les prophètes ne s'adressaient-ils pas aux rebelles! Aussi leurs exhortations ardentes à la repentance portèrent-elles des fruits à la gloire de Dieu. » Ellen G. "White, Prophètes et rois, p. 247. Ainsi, pour Achaz, l'homme de peur plutôt que de foi, la bonne nouvelle de la part de Dieu était que la Syrie et Israël seraient anéantis. La mauvaise nouvelle, c'est que l'Assyrie, l'alliée et «amie» qu'il avait choisie pour l'aider, se révèlerait un ennemi bien plus dangereux que la Syrie et Israël ne l'avaient été. En refusant la délivrance que Dieu lui offrait gratuitement, Achaz avait la défaite assurée. Si Achaz pensait que son monde s'écroulait maintenant, les choses n'allaient pas vraiment s'arranger!

Mieux vaut trouver un abri dans le Seigneur que de mettre sa confiance dans les humains (Ps 118.9). Comment Achaz pouvait-il croire que Teglath-Phalasar HI se contenterait de s'emparer des pays au nord et respecterait Juda? Les écrits assyriens, comme les annales des rois assyriens eux-mêmes, témoignent du fait que leur soif de puissance était insatiable.

Lisez 2 Rois 16.10-18 et 2 Chroniques 28.20-25. Qu'arriva-t-il à Achaz? Quel principe spirituel voyons-nous se dérouler ici? Pourquoi ne devrions-nous pas être surpris de ses actes? 

2 Chroniques 28.20-23 résume puissamment quelle fut la conséquence du choix d'Achaz qui demanda de l'aide à l'Assyrie plutôt que de s'appuyer sur le Seigneur.

Notre tendance naturelle est de nous fier à ce que nous voyons, sentons, goûtons, touchons: les choses du monde, en fait. Pourtant, nous le savons, les choses du monde sont éphémères. Voyez 2 Corinthiens 4.18. Que nous dit le texte? Comment peut-on mettre en pratique son message dans nos propres vies? Quelle différence cela fera-il pour nous ?

Vous vous imaginez en train de jouer au ballon avec le deuxième fils d'Ésaïe? Le temps de dire : «Maher-Shalal-Hash-Baz, passe-moi le ballon !», il serait déjà trop tard. Mais la signification de son nom est encore plus longue que son nom lui-même : «Vite au butin, en hâte au pillage!» ou «Qu'on se hâte de piller, qu'on se précipite sur le butin» (Segond 1910).

Le message du nom est clairement associé à une conquête rapide, mais qui conquiert qui? Es 8.4. Ésaïe 8.1-10 renforce le message du chapitre 7.

Avant qu'un enfant n'atteigne un certain stade, les butins de guerre des capitales de Syrie et du nord d'Israël seront pris par l'Assyrie. En outre, puisque Juda avait refusé le message d'assurance de Dieu, représenté par les eaux de Siloé qui coulaient doucement à Jérusalem, il allait être submergé par la grande puissance de l'Assyrie, représentée par la crue du grand fleuve Euphrate. Comme Achaz s'était tourné vers l'Assyrie, le nom des fils d'Ésaïe renvoyaient à Juda, ainsi qu'au nord d'Israël: «Vite au butin, en hâte au pillage! », mais « un reste reviendra.» Pourquoi l'espérance demeurait-elle? Parce que l'Assyrie « remplirait » certes le pays d'Immanou-El (Es 8.8), mais ils avaient encore la promesse que «Dieu est avec nous» (Es 8.10). En effet, ce que l'on voit ici, c'est un thème qui imprègne tout le livre d'Ésaïe, à savoir que malgré les jugements sur les ennemis de Dieu en Juda et dans d'autres nations, rendus sous forme de catastrophes militaires, de souffrance, et d'exil, le Seigneur demeurerait néanmoins avec les fidèles survivants de son peuple et les ramènerait dans leur pays.

Pourquoi Ésaïe nous dit-il qu'il a fait enregistrer légalement le nom de son enfant et a eu des relations conjugales avec sa femme («la prophétesse») ? Es 8.1-3 La date de la venue de ce fils était centrale dans sa portée en tant que signe. Comme pour le signe d'Immanou-El, la victoire de l'Assyrie sur la Syrie et Israël surviendrait rapidement, avant que le garçon ne sache appeler son père ou sa mère (Es 8.4). Quand Ésaïe enregistra légalement le nom du garçon avant même sa conception, il fit de l'enfant et de son nom une prophétie publique qui pourrait être confirmée par les événements ultérieurs.

La date de la venue de ce fils était centrale dans sa portée en tant que signe. Comme pour le signe d'Immanou-El, la victoire de l'Assyrie sur la Syrie et Israël surviendrait rapidement, avant que le garçon ne sache appeler son père ou sa mère (Es 8.4). Quand Ésaïe enregistra légalement le nom du garçon avant même sa conception, il fit de l'enfant et de son nom une prophétie publique qui pourrait être confirmée par les événements ultérieurs.

Malgré les erreurs répétées de la part de son prétendu peuple, le Seigneur était toujours disposé à les sauver. Comment mettre en pratique ce principe à nous-mêmes, notamment quand nous échouons et que nous tombons dans notre vie spirituelle personnelle?