Leçon 2: La famille

Etude de la semaine: Gn 3.1-15; 2 Co 4.6; Lc 1.26-38; Mt 1.18-24; Ep 4.15; 1 Jn 3.18; Deutéronome 6.
Verset à mémoriser: Mon fils, écoute l'instruction de ton père, et ne délaisse pas l'enseignement de ta mère (Proverbes 1.8.). 

En tant qu'êtres humains, nous sommes (dans l'idéal) constamment en train d'apprendre. En fait, la vie elle-même est une école en soi.

«Dès les temps les plus reculés, les Israélites fidèles avaient donné les plus grands soins à l'instruction de la jeunesse. Le Seigneur avait ordonné que dès la plus tendre enfance on fût instruit au sujet de sa bonté et de sa grandeur, telles qu'elles sont révélées plus particulièrement dans sa loi, et illustrées par l'histoire d'Israël. Le chant, la prière, et l'enseignement des Écritures devaient s'adapter aux jeunes intelligences. Pères et mères devaient enseigner à leurs enfants que la loi de Dieu est l'expression de son caractère, et que c'est en recevant dans le coeur les principes de la loi qu'on reproduit en soi-même l'image de Dieu. L'enseignement se faisait surtout oralement; cependant, les enfants apprenaient aussi à lire les caractères hébraïques ; et les rouleaux de parchemin contenant l'Ancien Testament faisaient l'objet de leurs études.» Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 52.

Pour la majeure partie de l'histoire humaine, l'éducation était principalement dispensée au foyer, notamment pendant les premières années de l'enfant. Que dit la Bible sur l'éducation dans la famille, et quel principe pouvons-nous en retirer pour nous-mêmes, quelle que soit notre situation familiale?

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 octobre. 

Les premières pages de l'Écriture ne nous donnent pas beaucoup de détails, et même aucun en réalité, sur le genre d'éducation familiale qui était dispensée en ces premiers jours de l'histoire humaine, mais nous sommes sûrs que c'est au sein de la structure familiale elle-même qu'elle l'était à l'époque.

«Le système d'éducation conçu en Éden reposait sur la famille. Adam était le fils de Dieu (Luc 3.28) et c'était le Très-Haut lui-même qui dispensait l'instruction à ses enfants. Il y avait là dans le sens le plus complet de l'expression une école de famille. » Ellen G. White, Éducation, p. 39.

Et bien que l'on ne sache pas exactement ce qui était enseigné, nous pouvons être certains qu'il était question des merveilles de la création, puis, après le péché, du plan de la rédemption.

Qu'enseignent les textes suivants, et pourquoi ces sujets faisaient certainement partie de l'éducation qu'Adam et Ève donnèrent à leurs enfants? Genèse 1-2, Gn 3.1-15, 2 Co 4.6, Lc 10.27, Ga 3.11, Ap 22.12. 

«La méthode d'éducation établie au commencement du monde devait servir de modèle à l'homme à travers la suite des temps. Pour en illustrer les principes, une école-pilote fut ouverte en Éden, demeure de nos premiers parents. » Ellen G. White, Éducation, p. 23.

L'éducation chrétienne est un engagement à éduquer les familles et les membres dans la doctrine, l'adoration, l'instruction, la communion, l'évangélisation, et le service. Le foyer est le lieu où l'on apporte son aide aux membres de la famille au sujet de l'amour et des promesses de Dieu. C'est là que l'on présente Jésus aux enfants comme étant leur Seigneur, Sauveur et Ami. C'est dans la famille que l'on peut révéler ce qu'est une relation saine avec notre Père céleste.

Dans Genèse 4.1-4, nous voyons Caïn et Abel apporter leurs offrandes au Seigneur. Nous pouvons dire sans nous tromper que dans leur éducation familiale, ils avaient certainement appris la signification et l'importance des offrandes concernant le plan du salut. Mais bien entendu, comme le montre le récit, une bonne éducation ne donne pas toujours les résultats escomptés.

Quelle que soit votre situation, quels choix pouvez-vous faire afin que votre foyer soit un environnement où la vérité est enseignée et vécue? 

L'Écriture nous donne très peu de détails sur l'enfance de Jésus. Une bonne partie de ces années demeurent un mystère. Cependant, la Bible nous apporte quelques éclairages sur le caractère de ses parents terrestres, Marie et Joseph, et ce que nous apprenons d'eux peut nous aider à en apprendre davantage sur l'enfance de Jésus et l'éducation qu'il reçut dans ses jeunes années.

Que nous enseignent ces textes sur Marie et Joseph, et en quoi peuvent-ils nous apprendre des choses sur la manière dont Jésus fut éduqué par ses parents ? Luc 1.26-38 Luc 1.46-55 Matthieu 1.18-24

À travers ces textes, nous voyons que Marie et Joseph étaient tous deux des Juifs fidèles, cherchant à vivre dans l'obéissance aux lois et aux commandements de Dieu. Et en effet, quand le Seigneur vint leur parler de ce qui allait leur arriver, ils firent tout ce qu'on leur dit, avec fidélité.

«Ce n'est pas dans les écoles de la synagogue que Jésus reçut son instruction. Sa mère fut son premier maitre terrestre. De ses lèvres et des rouleaux des prophètes, il recueillit la connaissance des choses divines. Sur ses genoux il apprit les paroles mêmes qu'il avait données autrefois à Israël, par l'intermédiaire de Moïse. Plus tard, il ne fréquenta pas davantage les écoles des rabbins. L'instruction qu'il eût pu puiser à cette source ne lui était pas nécessaire, Dieu lui-même étant son instructeur.» Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 53.

Sans doute Marie et Joseph étaient-ils de bons et fidèles professeurs pour l'enfant, mais comme le révèle le récit de Luc 2.41-50, il y avait beaucoup de choses qu'ils ne comprenaient pas à son sujet, car Jésus avait la connaissance et la sagesse qui lui avait été communiquée uniquement par le Seigneur.

Relisez la citation d'Hellen G. White ci-dessus. Comment comprendre ce qu'elle a écrit sur la manière dont il apprenait sur les genoux de sa mère les paroles qu'il avait lui-même prononcées? Qu'est-ce que cela nous indique sur l'amour extraordinaire de Dieu? Quelle devrait être notre réponse, nous qui sommes des êtres déchus et pécheurs ? 

Au sens strict du terme, l'éducation, à tous les niveaux, est une affaire de communication. Le maitre est celui qui a la connaissance, la sagesse, l'information, les faits, tout ce que vous voulez, à communiquer à l'élève. Quelqu'un qui a beaucoup de connaissances doit être capable de les communiquer à d'autres. Dans le cas contraire, à quoi peut bien servir toute sa science, en tous cas en matière d'enseignement?

Cependant, à un autre niveau, une bonne pédagogie, ce n'est pas simplement la capacité de communiquer. Le développement de la relation est également crucial. «Un maitre authentique ne peut guère faire à ses élèves de cadeau plus précieux que celui de son amitié. Plus nous avons de relations de sympathie avec les autres, mieux nous pouvons les comprendre: c'est vrai pour les adultes et plus encore pour les enfants et les jeunes; or nous avons besoin de cette compréhension pour nous faire du bien. » Ellen G. White, Éducation, p. 240.

Autrement dit, un bon enseignement agit sur le plan émotionnel et personnel également. Dans le cas de la famille en tant qu'école, c'est d'une importance primordiale. Une bonne relation doit être cultivée entre l'élève et le maitre.

C'est à travers la communication que l'on bâtit et développe des relations. Quand les chrétiens ne communiquent pas avec Dieu, par exemple en lisant la Bible ou à travers la prière, leur relation avec Dieu stagne. Les familles ont besoin de la direction divine si elles veulent grandir dans la grâce et la connaissance de Christ.

Lisez les textes suivants. Que peut-on en apprendre sur la manière de bâtir des relations familiales fortes (ou n'importe quel type de relations, d'ailleurs) ? Ps 37.7-9; Pr 10.31, 32; Pr 27.17; Ep 4.15 ; 1 Jn 3.18; Tt 3.1, 2 ; Jc 4.11.

Si l'on prend le temps de semer les bonnes semences de la communication, cela permet non seulement de préparer les membres de la famille à une relation personnelle avec Christ, mais contribue également à développer les relations au sein de la famille. Cela ouvre des canaux de communication que vous serez heureux d'avoir établis une fois que vos enfants arriveront à la puberté et à l'âge adulte. Et même si vous n'avez pas d'enfants, les principes qui se trouvent dans ces textes sont valables pour tout type de relation. 

Réfléchissez également: pourquoi ce qui compte, ce n'est pas seulement ce que l'on dit, mais la manière dot on le dit ? Qu'avez-vous appris de certaines situations dans lesquelles la manière dont vous avez dit les choses a réduit à néant l'impact de vos paroles, même si elles étaient justes? 

Et vous, pères, n'exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et en les conseillant d'une manière conforme à la volonté du Seigneur (Ep 6.4, Semeur). Une femme vertueuse! Qui la trouvera? Car son prix est bien au-delà des rubis (Pr 31.10, Darby).

Les parents ont une responsabilité solennelle. Le père est le chef de la famille, et la famille est la pépinière de l'église, de l'école et de la société. Si le père est faible, irresponsable et incompétent, alors la famille, l'église, l'école, et la société en subissent les conséquences. Les pères devraient chercher à manifester le fruit de l'Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maitrise de soi (Ga 5.22, 23).

Les mères ont peut-être le rôle le plus important de toute la société. Elles ont une grande influence dans la formation des caractères de leurs enfants et dans l'établissement de l'ambiance qui règne au foyer. Les pères devraient faire tout ce qu'ils peuvent pour travailler de concert avec les mères à l'éducation de leurs enfants.

Qu'est-ce que les pères et les mères peuvent apprendre de ces textes? Ep 5.22, 23, 25, 26; 1 Co 11.3; 2 Co 6.14; Rm 13.13, 14; 2 P 1.5-7; Ph 4.8.

Les parents chrétiens ont l'obligation morale de donner un modèle biblique de Christ et de l'église par leur comportement. La relation conjugale est une analogie de la relation entre Christ et l'église. Quand les parents refusent de diriger, ou s'ils le font de manière tyrannique, alors ils donnent une fausse image de Christ à leurs propres enfants et au monde. Dieu ordonne à tous les parents chrétiens d'instruire leurs enfants avec application (voir Dt 6.7). Les parents ont la responsabilité d'enseigner leurs enfants à aimer le Seigneur de tout leur coeur. Ils doivent enseigner la crainte du Seigneur, une dévotion et une soumission totale à lui, dans l'amour.

Dans Deutéronome 6.7, les enfants d'Israël reçurent des instructions précises concernant le fait d'éduquer leurs enfants sur les grandes choses que le Seigneur avait faites pour son peuple. Les anciens avaient certes une histoire grandiose à raconter à leurs enfants, mais nous, qui vivons après la croix de Christ, avons une histoire bien plus grandiose encore à leur raconter, non ?

Ainsi, la guérison ou la formation que nous devons donner est un événement dynamique constant au cours duquel nous communiquons la vérité de Dieu à nos enfants et les préparons à avoir une relation personnelle avec Christ.

Néanmoins, nous avons tous reçu le don sacré du libre arbitre. En fin de compte, quand ils deviendront des adultes, nos enfants devront rendre des comptes à Dieu pour eux-mêmes. 

 

 

Avant que les enfants d'Israël n'entrent en Terre Promise, Moïse leur parla de nouveau, leur rappelant la manière merveilleuse dont le Seigneur les avait conduits, et il n'eut de cesse de les exhorter à ne pas oublier ce que le Seigneur avait fait pour eux. À bien des égards, Deutéronome était le testament de Moïse. Et bien qu'écrit il y a des milliers d'années, dans une culture et des conditions de vie radicalement différentes de tout ce que nous connaissons aujourd'hui, ses principes s'appliquent également à nous.

Lisez Deutéronome 6. Que peut-on apprendre de ce chapitre sur les principes de l'éducation chrétienne ? Qu'est-ce qui devrait être central dans tout ce que nous enseignons, pas seulement à nos enfants, mais à tous ceux qui ne connaissent pas ce que nous savons de Dieu et de ses hauts faits pour notre salut ? Quels avertissements trouve-t-on également dans ces versets ? 

Au coeur de ce qu'ils devaient enseigner à leurs enfants, il y avait l'action merveilleuse de Dieu parmi eux. Notez également combien l'avertissement était clair: ils ne devaient pas non plus oublier tout ce que Dieu avait fait pour eux. Bien entendu, si les parents doivent jouer le rôle principal dans le fait d'intégrer les enseignements bibliques dans la vie de leurs enfants, alors ils ont également une autre responsabilité: organiser et préparer leur propre vie de manière à ce qu'ils disposent d'une connaissance et de temps adéquats à passer avec leurs enfants.

«Un maitre authentique ne peut guère faire à ses élèves de cadeau plus précieux que celui de son amitié. Plus nous avons de relations de sympathie avec les autres, mieux nous pouvons les comprendre : c'est vrai pour les adultes et plus encore pour les enfants et les jeunes; or nous avons besoin de cette compréhension pour nous faire du bien.» Ellen G. White, Éducation, p. 240.

Il s'agit de la période essentielle où les parents communiquer à leurs enfants l'amour et les promesses de Dieu. Fixer un temps régulier pour enseigner la sagesse et les promesses de Dieu personnellement à vos enfants aura un impact positif sur votre famille pour des générations.

Lisez ce texte: Tu les enseigneras soigneusement à tes enfants, et tu t'en entretiendras quand tu demeureras en ta maison, quand tu voyageras, quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras (Dt 6.7, Martin). Quelle est l'idée ici, et qu'est-ce que cela devrait nous indiquer sur combien il est crucial de ne jamais oublier la réalité du Seigneur, non seulement pour nos enfants, mais pour nous-mêmes également? 

Lisez Ellen G. White, «La préparation,» pp. 307-314; «La collaboration,» pp. 315-318; «La discipline,» pp. 319-329 dans Éducation. 

«Le père aussi bien que la mère est responsable de l'éducation de l'enfant, dès le départ, et il est essentiel que tous deux se préparent soigneusement et complètement. Avant d'envisager d'être parents, les hommes et les femmes devraient s'informer des lois relatives à la croissance — la physiologie, l'hygiène, les influences prénatales, l'hérédité, le vêtement, l'exercice, le traitement des maladies; ils devraient comprendre aussi les lois du développement mental et moral. » Ellen G. White, Éducation, p. 308.

« L'apprentissage de la collaboration commence à la maison, dans la vie quotidienne; père et mère partagent la responsabilité d'éduquer leurs enfants, et devraient s'efforcer d'agir toujours de concert. Qu'ils se confient à Dieu et lui demandent de les aider à se soutenir mutuellement. [...] Les parents qui agissent ainsi ne critiqueront pas le maitre. Ils sentent bien que dans l'intérêt de leurs enfants et par honnêteté envers l'école ils doivent, autant que faire se peut, aider et estimer celui qui prend part à leur responsabilité.» Ellen G. White, Éducation, pp. 315, 316.

À MÉDITER 

1- Que nous ayons ou non des enfants, nous existons tous dans un domicile donné, et nous interagissons tous les uns avec les autres également. Qu'avez-vous appris de la leçon de cette semaine qui pourrait vous aider à interagir, ou même à témoigner auprès d'autres personnes, à l'endroit où vous vivez, ou bien ailleurs ? 

2- Nous avons tendance à voir l'éducation comme une bonne chose. (Après tout, qui peut avoir quelque chose contre l'éducation?) Mais est-ce toujours le cas? Quels seraient les exemples d'éducation pervertie et devenue mauvaise? Que peut-on apprendre de ces exemples négatifs qui pourraient nous aider à faire de l'éducation une bonne chose? 

3- Comme il a été dit dans l'étude de mercredi, nous avons tous reçu le don sacré du libre arbitre. Tôt ou tard, quand les enfants deviennent de jeunes adultes ou même des adultes, ils doivent prendre leurs propres décisions pour leurs jeunes vies. Pourquoi tous les parents, et également tous ceux, en fait, qui cherchent à témoigner auprès des autres et à leur enseigner l'évangile doivent-ils toujours garder en tête cette vérité cruciale du libre arbitre?