Leçon 11: Raconter l’histoire de Jésus

Étude de la semaine: Ep 2.1-10; 1 Jn 4.7-11; Mc 5.1-20; He 10.19-22; Ga 2.20; 1 Co 1.30.
Verset à mémoriser: Cela, je vous l'ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu (1 Jean 5.13.). 

Comme nous l'avons dit dans une précédente leçon, il n'y a pas d'argument plus convaincant en faveur de la puissance de l'évangile qu'une vie changée. Les gens peuvent discuter de votre théologie. Ils peuvent débattre des doctrines. Ils peuvent remettre en question votre compréhension des Écritures, mais ils peuvent rarement remettre en question votre témoignage personnel de ce que Jésus signifie pour vous et de ce qu'il a fait dans votre vie.

Témoigner, c'est partager ce que nous savons de Jésus. C'est faire savoir aux autres ce qu'il signifie pour nous et ce qu'il a fait pour nous. Si notre témoignage consiste uniquement à essayer de prouver que ce que nous croyons est juste et que ce que les autres croient est faux, alors nous devrons affronter une farouche opposition. Si notre témoignage sur Jésus vient d'un coeur qui a été transformé par sa grâce, charmé par son amour, et émerveillé par sa vérité, les gens seront impressionnés par la manière dont cette vérité en laquelle nous croyons a affecté notre vie. La vérité présentée dans le cadre d'une vie changée fait toute la différence.

Quand Christ est au centre de toute doctrine, et que chaque enseignement biblique reflète son caractère, ceux avec qui nous partageons les Écritures ont plus de chances d'accepter sa Parole.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 12 septembre. 

En tant que chrétiens, nous avons tous une histoire personnelle à raconter, une histoire sur la manière dont Jésus a changé nos vies et ce qu'il a fait pour nous.

Lisez Éphésiens 2.1-10. Comment étions-nous avant de connaitre Christ? Qu'est-ce qui nous appartient depuis que nous avons accepté Christ? 

A. Avant de connaitre Christ (Ep 2.1-3).

B. Depuis que nous connaissons Christ (Ep 2.4-10).

Quel changement extraordinaire ! Avant de connaitre Christ, nous étions morts du fait de nos fautes, des péchés, nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, et nous étions par nature des enfants de la colère (Colombe). Pour faire simple, avant de connaitre Christ, nous errions sans but dans la vie, dans une condition déchue. Nous avions peut-être connu ce qui ressemblait au bonheur, mais il y avait cette angoisse existentielle de l'âme et un sentiment que notre vie n'avait aucun sens. Quand nous sommes venus à Christ et que nous avons connu son amour, cela a fait toute la différence. À présent en Christ, nous sommes véritablement «vivants.» À travers la richesse surabondante de sa grâce, et sa bonté envers nous, nous avons reçu le don du salut. Il nous a réveillés et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, pour montrer dans les temps à venir la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. En Christ, la vie a pris un nouveau sens et une nouvelle raison d'être. Comme le déclare Jean: en flue était vie, et la vie était la lumière des hommes (Jn 1.4). 

Lisez Éphésiens 2.10. Que nous indique ce texte sur combien les bonnes oeuvres sont centrales dans la foi chrétienne? Comment comprenons-nous cette idée dans le cadre du salut par la foi en dehors des oeuvres de la loi (Rm 3.28) ? 

En quoi votre vie a-t-elle changé grâce à Christ, changement qui pourrait peut-être aider quelqu'un à parvenir à la connaissance de Jésus ? 

 

 

Jean et Jacques, les fils de Zébédée, étaient connus comme les fils du tonnerre (Mc 3.17). En fait, c'est Jésus lui-même qui leur donna ce surnom. On a une illustration du tempérament impétueux de Jean quand Jésus et ses disciples voyageaient en Samarie. Alors qu'ils cherchaient un endroit pour la nuit, ils durent affronter l'opposition à cause des préjugés que les Samaritains avaient à l'encontre des Juifs. On leur refusa même l'hébergement le plus modeste.

Jacques et Jean pensaient avoir la solution au problème. Quand ils virent cela, les disciples Jacques et Jean dirent: Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer comme l'a fait Elie? (Luc 9.54, Segond 21). Jésus rabroua les frères, et ils quittèrent le village sans faire de bruit. La façon de faire de Jésus, c'est l'amour, pas l'agression.

Dans la présence de l'amour de Jésus, l'impétuosité et la colère de Jean se transformèrent en affection et en compassion. Dans la première épitre de Jean, le mot « amour » apparait près de quarante fois. Sous d'autres formes dérivées, il apparait 50 fois. 

Lisez 1 Jean 1.1-4; 1 Jean 3.1; 1 Jean 4.7-11; et 1 Jean 5.1-5. Que vous indiquent ces passages sur le témoignage de Jean et les changements qui eurent lieu dans sa vie à cause de sa relation avec Jésus ? 

C'est un principe éternel de l'univers. Ellen G. White exprime ce principe en ces termes: « Emploi de la force [...] s'oppose aux principes du gouvernement divin. Dieu n'accepte qu'un service d'amour; or l'amour ne se commande pas; il ne s'obtient pas par l'usage de la force ou de l'autorité. Lamour seul éveille l'amour.» Jésus-Christ, p. 11.

Quand nous sommes engagés envers Christ, son amour brille sur les autres à travers nous. Le plus grand témoignage du christianisme, c'est une vie changée. Cela ne veut pas dire que nous ne ferons jamais d'erreurs, ou que nous serons toujours les intermédiaires de l'amour et de la grâce comme nous sommes appelés à l'être. Mais cela veut dire que, dans l'idéal, l'amour du Christ jaillira de nos vies, et nous serons une bénédiction pour ceux qui nous entourent. De quelle manière reflétez-vous l'amour du Christ auprès des autres ? Pensez aux implications de votre réponse. 

Qui furent les premiers missionnaires que Jésus envoya? Ils ne faisaient pas partie des disciples. Ils ne faisaient pas partie de ceux qui le suivaient depuis longtemps. Les premiers missionnaires que Jésus envoya avaient été des aliénés, des démoniaques, qui, quelques heures auparavant, terrorisaient la campagne et inspiraient la terreur dans le coeur des habitants des environs. 

Avec une puissance satanique surnaturelle, l'un de ces démoniaques brisa les chaines qui le liaient, hurla de manière horrible, et se mutila avec des pierres. La détresse dans leur voix ne faisait que refléter la détresse plus profonde de leurs âmes (Mt 8.28, 29; Mc 5.1-5).

Mais alors ils rencontrèrent Jésus, et leurs vies furent changées. Ils ne seraient plus jamais les mêmes. Jésus chassa les démons qui les tourmentaient et ils entrèrent dans un troupeau de porcs qui se précipitèrent dans la mer du haut d'une falaise (Mt 8.32- 34 ; Mc 5.13, 14). blie.

Lisez Matthieu 8.28-34. Qu'arriva-t-il à ces hommes, et que trouvèrent les villageois quand ils vinrent voir ce qui se passait? 

Les démoniaques étaient à présent des hommes nouveaux, transformés par la puissance de Christ. Les gens du village les trouvèrent assis aux pieds de Jésus, à écouter chaque mot qui sortait de la bouche du Maitre. Nous devons relever que l'évangile de Matthieu dit qu'il y avait deux démoniaques délivrés, tandis que l'évangile de Marc se concentre sur le récit d'un seul des deux. Mais quoi qu'il en soit, Jésus les restaura physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement.

Lisez Marc 5.18-20. De toute évidence, ce démoniaque changé, ce nouveau converti, voulait rester avec Jésus, mais qu'est-ce que Christ l'envoya faire? 

«Ces hommes avaient eu pendant peu d'instants l'avantage d'entendre les enseignements du Christ. Ils n'avaient jamais eu l'occasion d'écouter un de ses sermons. Ils n'étaient pas aussi bien préparés à instruire le peuple que les disciples, ceux-ci ayant vécu tous les jours avec le Christ. Mais ils portaient, en eux-mêmes, la preuve que Jésus était le Messie. Ils pouvaient dire ce qu'ils savaient, ce qu'ils avaient vu, entendu, éprouvé, de la puissance du Christ. Tout coeur qui a été touché par la grâce de Dieu peut en faire autant. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 331.

Leurs témoignages préparèrent la Décapole, ces dix villes sur les rives de la Mer de Galilée, à recevoir les enseignements de Jésus. Voilà la puissance du témoignage personnel. 

Lisez 1 Jean 5.11-13; Hébreux 10.19-22 et 1 Corinthiens 15.1, 2. Quelle assurance de la vie éternelle les Écritures nous donnent-elles qui nous permet de témoigner de notre salut en Christ avec certitude? 

Si nous n'avons pas l'assurance personnelle du salut en Jésus, il n'est pas possible de le partager avec quelqu'un d'autre. Nous ne pouvons pas partager ce que nous n'avons pas nous-mêmes. Il existe des chrétiens consciencieux qui vivent dans un état d'incertitude perpétuelle, et se demandent s'ils seront un jour assez bien pour être sauvés. Comme l'a dit un jour un vieux prédicateur plein de sagesse : «Quand je regarde à moi-même, je ne vois aucune possibilité d'être sauvé. Quand je regarde à Jésus, je ne vois aucune possibilité d'être perdu.» Les paroles pleines d'assurance du Seigneur ont traversé les siècles : Regardez vers moi et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre! Car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre (Es 45.22, Ostervald).

Notre Seigneur veut que chacun de nous se réjouisse dans le salut qu'il offre si gracieusement. Il désire que l'on sache ce que signifie être justifié par sa grâce et être libéré de la condamnation qu'entraine la culpabilité du péché. Comme le dit Paul dans Romains 5, étant donc justifiés en vertu de la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ (Rm 5.1). Il ajoute que nous pouvons avoir l'assurance qu'il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ (Rm 8.1). L'apôtre Jean confirme que celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie (1 Jn 5.12).

Si, par la foi, nous avons accepté Jésus, et qu'il vit dans nos coeurs par l'intermédiaire de son Saint-Esprit, le don de la vie éternelle nous appartient aujourd'hui. Cela ne veut pas dire qu'une fois que nous avons connu la grâce de Dieu et le salut en Christ, nous ne les perdrons jamais (2 P 2.18-22, Heb. 3.6, Ap 3.5). Nous avons toujours le libre arbitre, et la liberté de nous éloigner de lui, mais une fois que nous avons expérimenté son amour et compris les profondeurs de son sacrifice, nous ne devrions jamais choisir de nous éloigner de celui qui nous aime tant. Jour après jour, nous chercherons de nouvelles occasions de partager avec d'autres la grâce qui nous a été donnée en Jésus.

Avez-vous l'assurance du salut en Jésus ? Si c'est le cas, sur quoi la fondez-vous ? Pourquoi avez-vous cette assurance? Où se trouve-t-elle? D'un autre côté, si vous n'êtes pas sûr, pourquoi ? Comment pouvez-vous trouver cette assurance? 

Je suis crucifié avec le Christ: ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi (Ga. 2.20).

Il y a assurément des sacrifices quand nous acceptons Christ. Il y a des choses qu'il nous demande d'abandonner. Jésus a parlé clairement de l'engagement lié au fait de devenir son disciple : Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive (Lc 9.23). La mort sur une croix est une mort douloureuse. Quand nous abandonnons nos vies aux revendications de Christ et que ce vieil homme est crucifié (voir Rm 6.6), c'est douloureux. C'est parfois douloureux d'abandonner des désirs que l'on chérit et des habitudes de toute une vie, mais les récompenses l'emportent largement sur la douleur.

Les témoignages forts qui ont un impact qui change la vie des autres se concentrent sur ce que Christ a fait pour nous, et non sur ce que nous avons abandonné pour lui. Ils parlent de son sacrifice, et non de nos soi-disant « sacrifices. » Car Christ ne nous demande jamais d'abandonner quoi que ce soit qu'il serait dans notre intérêt de conserver.

Pourtant, l'histoire du christianisme est pleine de récits de personnes qui ont dû faire des sacrifices immenses au nom du Christ. Non pas que ces personnes aient mérité le salut, ou que leurs actes, aussi désintéressés fussent-ils, leur aient accordé un quelconque mérite devant Dieu. Au lieu de cela, dans la plupart des cas, prenant conscience de ce que Christ avait fait pour eux, ces hommes et ces femmes étaient prêts à tout déposer sur l'autel du sacrifice, selon l'appel de Dieu dans leur vie.

Lisez Jean 1.12, Jean 10.10, Jean 14.27 et 1 Corinthiens 1.30. Notre témoignage est toujours basé sur ce que Christ a fait pour nous.

Faites la liste de certains des dons de sa grâce mentionnés dans les textes ci-dessus. À la lumière des textes ci-dessus, pensez à ce que Christ a fait pour vous. Vous avez peut-être toujours été un chrétien dévoué, ou peut-être avez-vous connu une expérience plus spectaculaire. Méditez sur la bonté dont Jésus a fait preuve envers vous, et la raison de vivre, la paix, et le bonheur qu'il vous a donnés. Pensez aux occasions où il vous a donné la force nécessaire pour traverser les expériences difficiles de votre vie.

Quel genre de sacrifices avez-vous été appelé à faire pour Christ? Qu'avez-vous appris de vos expériences qui pourrait être une bénédiction pour d'autres? 

Lisez Marc 5.25-34. 

«La foule des curieux qui se pressait autour du Christ ne ressentait pas l'influence de son pouvoir vivifiant. Mais quand cette femme infirme avança sa main pour le toucher, croyant qu'elle serait guérie, elle ressentit la vertu guérissante..Il en va de même quant aux choses spirituelles. Cela ne sert à rien de parler de religion au hasard, de prier sans éprouver une faim spirituelle et une foi vivante; une foi en Christ qui n'existe que de nom, qui l'accepte uniquement comme le Sauveur du monde, est incapable d'apporter à l'âme la guérison. Croire à salut n'est pas simplement accorder à la vérité un assentiment intellectuel. [...] Il ne suffit pas de croire ce qui concerne le Christ; nous devons croire en lui. La seule foi qui nous soit profitable est celle qui le prend comme Sauveur et qui s'approprie ses mérites. [...]

Le moyen choisi du ciel pour révéler le Christ au monde, c'est que nous confessions sa fidélité. Il nous faut, bien sûr, reconnaitre sa grâce comme elle s'est manifestée chez les saints hommes d'autrefois ; mais ce qui aura plus d'effet, c'est le témoignage de notre expérience personnelle. Nous sommes les témoins de Dieu quand l'action d'une puissance divine se manifeste en nous. Chaque individu a une vie distincte de toute autre, et une expérience essentiellement différente de celle des autres. Dieu désire que notre louange monte vers lui sous le signe de notre individualité. Ces actes de reconnaissance à la louange de la gloire de sa grâce, confirmés par une vie chrétienne, agissent avec une puissance irrésistible pour le salut des âmes. » Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 336,337.

À MÉDITER:

1- Quels sont les éléments d'un témoignage convaincant? Lisez le témoignage de Paul devant Agrippa dans Actes 26.1-23. Quel propre salut sans faire preuve de présomption? 

2-Selon vous, pourquoi notre témoignage personnel de ce que Christ a fait pour nous est-il si puissant? Comment, cependant, répondez-vous à la question: Très bien, c'est ce qui t'est arrivé, mais, et si moi, je n'ai pas le même genre d'expérience? Pourquoi ton expérience m'apprendrait-elle quoi que ce soit sur la raison qui me pousserait à suivre Jésus?

3- Quelles choses vaut-il mieux éviter quand on donne son témoignage à un non-croyant? 

4- Méditez davantage sur la question concernant l'assurance du salut. Pourquoi s'agit-il d'une part aussi importante de l'expérience chrétienne? Comment être assurés de notre propre salut sans faire preuve de présomption?