Leçon 8: Aider comme Jésus

Étude de la semaine: Mt 5.13, 14; Ph 2.15; Mc 12.34; Ep 4.15; Mt 4.23-25; Mt 25.31-46.

Verset à mémoriser: À la vue des foules, il fut ému, car elles étaient lassées et abattues, comme des moutons qui n'ont pas de berger (Matthieu 9.36.).

Jésus se souciait sincèrement des gens. Il était plus intéressé par leurs préoccupations et leurs besoins que par les siens. Sa vie était totalement centrée sur les autres. Son ministère était un ministère plein d'une bienveillante compassion. Il comblait les besoins physiques, mentaux et émotionnels des gens autour de lui, et ainsi, leurs coeurs s'ouvraient aux vérités spirituelles qu'il enseignait. Quand il guérissait les lépreux, ouvrait les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, délivrait des démoniaques, nourrissait les affamés, et s'occupait des nécessiteux, les cœurs étaient touchés et des vies changées.

Comme les gens voyaient qu'il se souciait sincèrement d'eux, ils étaient ouverts aux vérités spirituelles qu'il enseignait. «La méthode du Christ pour sauver les âmes est la seule qui réussisse. Il se mêlait aux hommes pour leur faire du bien, leur témoignant sa sympathie, les soulageant et gagnant leur confiance. Puis il leur disait : "Suivez-moi."Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118. Jésus reconnaissait que le monde avait besoin d'une démonstration de l'évangile tout autant qu'il avait besoin de sa proclamation. Le témoignage vivant d'une vie semblable à Christ engagée au service des autres rend un témoignage puissant aux paroles que nous prononçons et donne de la crédibilité à notre témoignage.

*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 août.

Jésus cherchait toujours le bien chez les autres. Il tirait toujours le meilleur d'eux. L'une des critiques que les chefs religieux de l'époque de Jésus avaient envers lui, c'est qu'il accueille les pécheurs et il mange avec eux (Lc 15.2). Ils étaient préoccupés car il se liait d'amitié avec les « impies. » Leur conception de la religion était une idée d'éloignement plutôt que d'engagement. Ils furent surpris quand jésus dit de lui-même : je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs (Mt 9.13).

La religion des scribes, des Pharisiens, et des Sadducéens était une religion d'évitement. Ils se disaient: «Faisons tout ce que nous pouvons pour éviter d'être contaminé par le péché.» Bien qu'inaltéré par le péché, Jésus plongea dans cette fosse aux serpents qu'est le monde pour le racheter, pas pour l'éviter. Il est la lumière du monde (Jn. 8.12).

Lisez Matthieu 5.13, 14. Quelles sont les deux illustrations de Jésus pour décrire ses disciples? Selon vous, pourquoi ces deux illustrations spécifiquement? Voir également Jean 1.9, Jean 12.46, Ph 2.15. 

Le sel était l'une des ressources les plus importantes de l'ancien monde. Il était extrêmement précieux, et les légions romaines s'en servaient parfois comme monnaie. C'était un symbole de grande richesse. On s'en servait également pour préserver et ajouter de la saveur à la nourriture. Quand Jésus donne l'illustration du sel pour symboliser ses disciples, il disait en réalité que la véritable richesse du monde, ce ne sont pas les personnes les plus puissantes et les plus riches du monde. La véritable richesse du monde, ce sont les chrétiens engagés qui font une différence pour le royaume de Dieu. Leurs actes d'amour et de service désintéressé préservent ce qu'il y a de bon dans le monde et ajoutent du goût à son atmosphère.

La deuxième illustration de Jésus (dans Matthieu 5.14) est celle de la lumière du monde. La lumière n'évite pas les ténèbres. Elle brille dans les ténèbres. Elle ne se sépare pas des ténèbres. Elle pénètre les ténèbres, et change les ténèbres en lumière. Les disciples de Jésus doivent pénétrer les ténèbres de ce monde dans leurs quartiers, leurs villages, leurs villes et leurs métropoles pour les éclairer de la gloire de Dieu.

Après avoir considéré les paroles de Jésus dans Jean 17.15-18, comment doit-on comprendre cette idée de se retirer du monde et de l'éviter? Est-ce la même chose? Que voulait dire Jésus en priant pour que ses disciples soient dans le monde mais non du monde? Comment y parvenir? 

La priorité de Jésus était de mettre en valeur ce qu'il y avait de meilleur chez les gens. Même quand les circonstances étaient exceptionnellement difficiles, il réagissait avec grâce. L'évangile de Luc rapporte que les foules étaient étonnées des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche (Lc 4.22), et l'évangile de Jean ajoute que la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ On 1.17). La manière dont il traitait les gens résonnait en eux. 

Lisez Matthieu 8.5-10 et Marc 12.34. Quelles paroles pleines d'espoir Jésus a-t-il adressées à deux personnes improbables, un centurion romain et un scribe juif? 

La déclaration que Jésus a faite à un commandant de l'armée romaine était révolutionnaire. Pensez à ce qu'a dû ressentir cet officier quand Jésus a affirmé qu'il n'avait pas trouvé une aussi grande foi dans tout Israël. Pensez également à ce qui a traversé l'esprit du scribe juif quand Jésus a dit: tu n'es pas loin du royaume de Dieu. Jésus avait cette capacité à faire ressortir le meilleur chez les gens. Pour ouvrir les coeurs à l'évangile, peu de choses ont autant d'effet qu'un simple compliment. Cherchez le bien chez les gens autour de vous et faites-leur savoir que vous les appréciez.

Comparez Ésaïe 42.3 ; Colossiens 4.5, 6 et Éphésiens 4.15 . Quels principes vitaux ces textes nous enseignent-ils sur le partage de notre foi avec d'autres personnes et sur notre relation avec eux? 

Quand nos paroles sont encourageantes et pleines de grâce, elles ont une influence positive sur la vie des autres. Les paroles prophétiques d'Ésaïe révèlent que Jésus ne brisered pas le roseau qui ploie, il n'éteindra[itJ pas la mèche qui vacille. En d'autres termes, Jésus était tellement compatissant qu'il prenait garde à ne pas briser inutilement une personne qui venait d'arriver à la foi ou d'éteindre la flamme de la foi dans son coeur. 

Pourquoi la manière dont nous disons les choses est-elle aussi importante, voire plus importante, que ce que nous disons ? Comment réagissez-vous à cette déclaration : «La vérité, c'est la vérité, c'est à prendre ou à laisser»? Qu'est-ce qui ne va pas dans cette déclaration néanmoins vraie?

 La méthode d'évangélisation de notre Seigneur dépasse les simples discours mémorisés ou les présentations toutes faites. Elle est aussi riche et dynamique que la vie elle-même. Chaque jour nous côtoyons des gens qui ont toutes sortes de besoins: physiques, mentaux, émotionnels, et spirituels. Christ a hâte de combler ces besoins à travers nous tandis que nous manifestons de l'intérêt pour la solitude, le chagrin, et la peine des gens, et pour leurs joies, leurs espoirs, et leurs rêves.

Jésus comblait les besoins perçus des gens, de sorte qu'il pouvait en fin de compte combler leurs besoins les plus profonds. Un besoin perçu est un domaine de la vie où les gens sentent déjà qu'ils ne peuvent pas résoudre une question par eux-mêmes. Il peut s'agir du besoin d'arrêter de fumer, de perdre du poids, de modifier son régime alimentaire, ou de réduire son stress. Il peut s'agir d'un besoin de nourriture, d'un logement, ou de soins médicaux. Il peut s'agir d'un besoin d'aide pour son mariage et sa famille.

Cependant, il y a un besoin suprême chez les humains : celui d'une relation personnelle avec Dieu, avec la prise de conscience que leur vie a un sens éternel. La réconciliation avec Dieu dans un monde brisé, voilà notre besoin suprême.

Lisez les récits du paralytique dans Matthieu 9.1-7, et de la femme avec une perte de sang dans Marc 5.25.Quelles indications avons-nous dans ces deux histoires que Jésus associait la guérison physique au besoin suprême de réconciliation avec Dieu? 

Le ministère de guérison de Christ allait bien au-delà d'une simple guérison physique et émotionnelle. Jésus désirait que les gens connaissent la plénitude que la dégradation du péché avait fait voler en éclats. Pour Christ, la guérison physique sans la guérison spirituelle était incomplète. Si l'amour de Dieu nous pousse à souhaiter le bien-être physique et émotionnel d'une personne, à combien plus forte raison nous motivera-t-il également à souhaiter le bien-être spirituel de la personne afin qu'elle vive la vie en abondance dès maintenant et dans toute l'éternité. Après tout, chaque personne guérie par Christ a fini par mourir. Ainsi, le véritable besoin de ces personnes, par-dessus tout, était bien spirituel, non ?

Quel genre d'initiatives notre église peut-elle prendre pour combler les besoins de la population et démontrer que nous nous soucions véritablement d'elle? Pensez aux habitants de votre localité. Comment agit votre église pour faire une différence dans la vie des gens ?

Lisez Matthieu 4.23-25 et Matthieu 9.35 Quelle triple approche constitue la base du ministère de Christ? Comment comblait-il les besoins des gens, et quel impact cela avait-il dans leur vie? 

Jésus associait le ministère triple de l'enseignement, de la prédication et de la guérison. Il a partagé des principes éternels afin que nous puissions tous mener des vies pleines de sens et de détermination. Il a dit : Moi, je suis venu pour qu'ils aient la vie et l'aient en abondance (Jn 10.10). Son ministère manifestait une grâce surabondante. Et Jésus est venu pour nous permettre de mener des vies de « surabondance » dès maintenant et pour toujours.

Lisez Marc 1.32-39. Jésus avait passé toute la journée à guérir des malades et à chasser des démons. Après avoir passé du temps dans la prière le lendemain matin alors que de nouvelles foules recherchaient sans doute davantage de guérison encore, il partit pour une autre ville. Pourquoi n'a-t-il pas guéri ces personnes ? Remarquez la raison qu'il donne dans Marc 1.38, 39.

Ce récit est très instructif. Après avoir, la veille, guéri des foules, le lendemain, Jésus quitte les foules qui le cherchent et qui ont encore besoin de guérison. Son explication? En venant dans le monde, sa priorité était de prêcher l'évangile. Jésus n'était pas qu'un simple spectaculaire faiseur de miracles. Il était le Fils de Dieu, envoyé en mission rédemptrice. Il ne se contentait pas simplement de guérir les maladies physiques. Il désirait que les gens reçoivent le don de la vie éternelle qu'il avait à offrir. Il déclara clairement le but de sa venue sur terre en ces termes : Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu (1,c 19.10). Chaque acte de guérison était une occasion de révéler le caractère de Dieu, de soulager la souffrance, et de donner une chance de connaître la vie éternelle. 

Est-il possible de vivre la vie abondante que Jésus propose si l'on est pauvre ou malade ? Jésus offrait-il aux gens quelque chose de plus profond que la guérison physique ? De quelles manières pratiques peut-on conduire les gens vers les vérités spirituelles quand nous comblons leurs besoins physiques et émotionnels ?

Le message de Jésus à ses disciples dans Matthieu 24, qui se mêle aux événements concernant la destruction de Jérusalem et les jours précédant son retour, est suivi, dans Matthieu 25, de trois paraboles sur la fin des temps. Ces paraboles brossent un tableau des traits de caractère qui comptent vraiment pour Jésus chez le peuple qui attend son retour. La parabole des dix vierges souligne l'importance d'une vie authentique, remplie de l'Esprit. La parabole des dix talents souligne l'importance d'employer fidèlement les dons que Dieu a faits à chacun de nous. La parabole des brebis et des boucs révèlent que le christianisme authentique comble véritablement les besoins de ceux que Dieu met sur notre chemin chaque jour.

Lisez Matthieu 25.31-46. De quelle manière Jésus décrit-il le christianisme authentique ? Faites la liste des domaines de service dont parle ce passage

Bien que cette parabole parle de combler les besoins physiques authentiques des gens, aspect qu'il ne faut pas négliger, est-il possible qu'il y ait ici autre chose? Cachées dans l'âme des êtres humains, il y a une soif et une faim de Jésus qui désespèrent d'être satisfaites (Jn 6.35, Jn 4.13, 14). Nous sommes tous des étrangers nostalgiques de leur vraie demeure, jusqu'à ce que nous découvrions notre véritable identité en Christ (Ep 2.12,13,19). Nous sommes nus spirituellement jusqu'à ce que nous soyons revêtus de sa justice (Ap 3.18 ; Ap 19.7,8).

Les prophètes de l'Ancien Testament décrivaient souvent la condition humaine comme étant désespérément malade (Es 1.5, Jr 30.12-15). La maladie du péché est fatale, mais le prophète nous indique le remède. Car je te rétablirai, je te guérirai de tes plaies — déclaration du Seigneur (Jr 30.17). Jésus est le remède pour la maladie mortelle de nos âmes. 

La parabole des brebis et des boucs nous met en garde : nous devons combler les besoins physiques de ceux qui nous entourent. Mais elle fait bien plus. C'est l'histoire d'un Christ qui comble les besoins les plus profonds de l'âme, et il nous invite à nous associer avec lui pour servir ceux qui nous entourent. Mener une vie centrée sur elle-même et négliger les besoins physiques, mentaux, émotionnels et spirituels des autres, c'est risquer la mort éternelle. Dans la parabole, le Seigneur félicite ceux qui donnent leur vie pour quelque chose qui les dépasse, et il les reçoit dans l'éternité, tandis que ceux qui ont continué à vaquer à leurs occupations de manière égoïste en négligeant les besoins des autres sont condamnés par leur Seigneur. 

«Il en est beaucoup qui ne croient plus en Dieu et qui ont perdu confiance en l'homme. Cependant, ils savent reconnaitre et apprécier la vraie sympathie qui leur est témoignée et le secours qu'on leur apporte. Ils ont le coeur touché lorsqu'ils voient une personne soigner les malades, secourir les pauvres, habiller ceux qui sont démunis de vêtements, consoler les affligés, diriger avec douceur les regards de chacun vers celui dont [cette personne] est la messagère d'amour, et cela d'une manière tout à fait désintéressée. Leur gratitude s'éveille, leur foi s'allume; ils comprennent que Dieu prend soin d'eux et sont prêts à écouter sa Parole. » Ellen G. White,

Le ministère de la guérison, pp. 119, 120. Le ministère désintéressé de Jésus ouvre les coeurs, renverse les préjugés, et rend les gens réceptifs à l'évangile. L'église est le corps de Christ qui comble les besoins partout, avec amour. Christ nous envoie auprès de la population pour faire une différence en son nom. Bien entendu, nous devons prendre garde à ne pas nous laisser contaminer par le monde (car il s'agit d'une menace très réelle et dangereuse pour notre église), mais nous devons néanmoins apprendre à atteindre les gens là où ils sont, et à nous laisser employer par Dieu, qui veut les amener là où ils devraient être.

À MÉDITER  

1- Pourquoi le ministère de compassion de Christ est-il aussi puissant pour renverser les préjugés et ouvrir les gens aux vérités spirituelles ? Essayez d'imaginer combien notre témoignage en tant que peuple serait efficace si nous pouvions refléter cette même préoccupation désintéressée pour les autres qu'avait Jésus. 
2- Repensez à une occasion où vous avez dit quelque chose qui était peut-être vrai, et même nécessaire, mais de la mauvaise manière, c'est-à-dire sur un mauvais ton ou avec la mauvaise attitude. Qu'avez-vous appris de cette expérience qui pourrait vous aider à ne pas recommencer, comme le fait d'attendre de se calmer avant de parler, ou ce genre de choses ? 
3- Attardez-vous davantage sur l'idée que les personnes guéries ou même ressuscitées d'entre les morts finiraient par mourir un jour. Qu'est-ce que cela devrait nous indiquer sur la manière dont nous devrions conduire notre évangélisation et notreservice auprès de ceux qui nous entourent? Quels types de ministère votre église peut-elle lancer auprès de la population que vous ne faites pas encore ? 
4- Comment créer des occasions spirituelles pour les personnes en recherche par l'intermédiaire de nos ministères consacrés aux besoins perçus ?