Leçon 2: Des témoignages engageants : La puissance du témoignage personnel

Étude de la semaine : Mc 5.15-20, Mc 16.1-11, Ac 4.1-20, 1 Jn 1.1-3, Ga 2.20, Ac 26.1-32.
Verset à mémoriser : Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu (Actes 4.20.). 

SABBAT APRÈS-MIDI  
Il y a une force peu commune dans le témoignage personnel. Quand nos coeurs sont réchauffés par l'amour de Christ et que nous sommes changés par sa grâce, nous avons quelque chose d'important à dire à son sujet. C'est une chose de parler de ce que Jésus a fait pour quelqu'un d'autre; c'en est une autre de partager ce qu'il a fait pour nous, personnellement.

Il est difficile de contredire une expérience personnelle. Les gens peuvent débattre de votre théologie ou de votre interprétation d'un texte, ou même se moquer de la religion en général. Mais quand une personne dit: «Avant, j'étais désespéré, mais maintenant j'ai de l'espoir; j'étais rongé par la culpabilité, mais j'ai trouvé la paix; je n'avais aucun but, mais maintenant j'ai une raison de vivre», même les sceptiques sont affectés par la puissance de l'évangile.

Certaines personnes passent par des conversions soudaines, spectaculaires, comme l'apôtre Paul sur la route de Damas, mais le plus souvent, la conversion a lieu quand une personne a une reconnaissance croissante de la valeur de Jésus, une profonde appréciation de sa grâce, et un sentiment suprême de gratitude pour le salut qu'il offre gratuitement. Christ fait une mise au point radicale dans nos vies. C'est ce témoignage dont le monde a désespérément besoin et après lequel il soupire.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 11 juillet. 

Lisez Marc 5.15-20. Selon vous, pourquoi Jésus a-t-il envoyé l'homme vers la Décapole pour témoigner auprès de sa famille et de ses amis au lieu de nourrir sa jeune foi en le gardant avec lui?

Le mot decapolis vient de deux termes: deca signifie dix, et polis signifie ville. Au premier siècle, la région de la Décapole était une région de dix villes situées sur les rives de la mer de Galilée. Ces villes étaient liées par une langue et une culture communes. Le démoniaque était connu comme le loup blanc dans la région. Son comportement imprévisible et violent avait provoqué la crainte dans leur coeur. Jésus vit en lui quelqu'un qui aspirait à une vie meilleure, et ainsi il délivra miraculeusement cet homme des démons qui le tourmentaient.

Quand les habitants de la ville apprirent que Jésus avait permis aux démons d'entrer dans leur troupeau de porcs, et que les porcs s'étaient précipités dans la mer du haut d'une falaise, ils vinrent voir ce qui se passait. révangile de Marc rapporte: ils arrivent auprès de Jésus et voient le démoniaque assis, vêtu et avec toute sa raison — lui qui avait eu Légion — et ils eurent peur (Mc 5.15). L'homme était restauré, physiquement, mentalement, émotionnellement, et spirituellement. Eessence de l'évangile est de restaurer les gens brisés par le péché à la plénitude pour laquelle Christ les a créés.

Quelle était la personne idéale pour atteindre ces dix villes de la Décapole si ce n'est un démoniaque transformé qui pouvait partager son témoignage avec toute la région ? Ellen G. White le déclare admirablement: «En tant que témoins du Christ, nous devons dire ce que nous savons, ce que nous avons vu, entendu et ressenti. Si nous avons suivi Jésus pas à pas, nous aurons quelque chose d'approprié à dire concernant la manière dont il nous a conduits. Nous pouvons dire comment nous avons mis sa promesse à l'épreuve et l'avons trouvée fidèle. Nous pouvons témoigner de ce que nous avons appris touchant la grâce du Christ. Voilà le témoignage demandé par le Seigneur, le témoignage dont l'absence laisse le monde en perdition.» Jésus-Christ, p. 331. Dieu se sert souvent de témoins improbables qui sont changés par sa grâce afin de faire une différence dans notre monde.

Quelle est votre histoire? C'est-à-dire, quelle est l'histoire de votre conversion ? Que dites-vous aux autres sur la manière dont vous êtes venu à la foi? Que pouvez-vous offrir à une personne non convertie, qui pourrait bénéficier de l'expérience que vous partagez ?

Il était tôt, ce dimanche matin-là, et les deux Marie se rendaient en hâte au tombeau du Christ. Elles n'allaient pas lui poser de questions. Que pouvait leur donner un homme mort? La dernière fois qu'elles l'avaient vu, son corps était ensanglanté, meurtri, et brisé. Les scènes de la croix étaient profondément gravées dans leur mémoire. Maintenant, elles faisaient simplement leur devoir. Tristement, elles se rendaient vers la tombe pour embaumer son corps. Les ombres lugubres du découragement plongeaient leur vie dans les ténèbres du désespoir. L'avenir était incertain et présentait peu d'espoir.

Quand elles arrivèrent au tombeau, elles furent surprises de le trouver vide. Matthieu rapporte les événements de ce matin de la résurrection en ces termes : Mais l'ange dit aux femmes: Vous, n'ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici; en effet, il s'est réveillé (Mt 28.5,6).

Les femmes étaient à présent débordantes de joie. Les nuages noirs de tristesse avaient laissé la place au soleil du matin de la résurrection. Leur nuit de tristesse était terminée. Leur visage resplendissait de joie, et des chants de réjouissances remplaçaient leurs pleurs de souffrance.

Lisez Marc 16.1-11. Quelle fut la réaction de Marie quand elle découvrit que Christ était ressuscité des morts?

Après que Marie a rencontré le Christ ressuscité, elle se précipita pour le raconter. Une bonne nouvelle, ça se partage, et elle ne pouvait se taire. Christ était vivant! Son tombeau était vide, et le monde devait le savoir. Nous aussi, quand nous rencontrons le Christ ressuscité sur l'autoroute de la vie, nous aussi, nous devons courir l'annoncer, car une bonne nouvelle se partage.

Comme il est fascinant de voir que malgré toutes les fois où Jésus leur avait dit ce qui arriverait, qu'il serait tué puis qu'il reviendrait à la vie, les disciples, ceux-là mêmes que Jésus avait choisis, refusèrent de croire au témoignage de Marie. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils ne le crurent pas (Mc 16.11). Si même les disciples de Jésus n'ont pas cru immédiatement, ne soyons pas surpris si d'autres n'acceptent pas non plus immédiatement nos paroles.

Quand pour la dernière fois avez-vous été rejeté dans votre témoignage? Comment avez-vous réagi, et qu'avez-vous appris de cette expérience?

En voyant l'assurance de Pierre et de Jean, ils étaient étonnés, car ils se rendaient compte que c'étaient des gens du peuple sans instruction. Ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus (Ac 4.13).

L'église du Nouveau Testament connut une croissance fulgurante. 3000 personnes furent baptisées le jour de la Pentecôte (Ac 2.41). Des milliers d'autres s'ajoutèrent à l'église quelques semaines plus tard (Ac 4.4). Bientôt les autorités se rendirent compte de ce qui arrivait. Ces croyants du Nouveau Testament avaient été avec Christ. Leurs vies avaient changé. Ils étaient transformés par sa grâce, et ils ne pouvaient pas se taire.

Lisez Actes 4.1-20. Que se passe-t-il ici? Qu'arriva-t-il quand les autorités voulurent faire taire Pierre et Jean? Quelle fut leur réponse?

Ces croyants étaient de nouvelles créatures en Christ, et il leur fallait raconter leur histoire. Pierre, un pêcheur au verbe haut, avait été transformé par la grâce de Dieu. Jacques et Jean, les fils du tonnerre qui avaient du mal à se maitriser, étaient transformés par la grâce de Dieu. Thomas l'incrédule était transformé par la grâce de Dieu. Les disciples et les membres de l'église primitive avaient tous leur propre histoire à raconter, et ils ne pouvaient pas se taire.

Remarquez cette déclaration forte d'Ellen G. White dans le livre Le meilleur chemin: «Dès qu'on a appris à connaitre Jésus, on éprouve le besoin impérieux de parler à d'autres de l'Ami précieux qu'on a trouvé. La vérité qui sauve et sanctifie ne peut rester enfermée dans le coeur. » p. 68. Remarquez également ce que les chefs religieux ont dit dans Actes 4.16. Ils reconnaissaient publiquement la réalité du miracle qui avait été fait : l'homme guéri se tenait juste devant eux. Mais malgré tout cela, ils refusèrent de changer d'attitude. Et cependant, malgré cette attitude de défi, Pierre et Jean n'allaient pas revenir sur leur témoignage.

Quel lien y a-t-il entre le fait de connaitre Christ et partager Christ ? Pourquoi le fait de connaitre Christ personnellement est-il fondamental pour notre capacité à témoigner de lui?

Dans Actes 26, nous voyons l'apôtre Paul, prisonnier, qui se tient devant le roi Agrippa. S'adressant directement au roi, Paul donne son témoignage personnel, et parle non seulement de sa vie en tant que persécuteur des disciples de Jésus, mais ensuite, après sa conversion, de sa vie en tant que témoin de Jésus et de la promesse de la résurrection d'entre les morts (Ac 26.8).

Quand Paul se convertit sur la route de Damas, notre Seigneur lui parla et dit: Voici en effet pourquoi je te suis apparu: je te destine à être serviteur et témoin de ce que tu as vu de moi et de ce pour quoi je t'apparaitrai encore (Ac 26.16). Partager notre foi est toujours une expérience dynamique. C'est raconter l'histoire de ce que Christ a fait pour nous par le passé, de ce qu'il fait dans nos vies aujourd'hui, et de ce qu'il accomplira pour nous à l'avenir.

Dans le témoignage, il n'est jamais question de nous. Mais toujours de lui. Il est le Dieu qui pardonne nos iniquités, guérit nos maladies, nous couronne d'une tendre affection, et nous comble de bonnes choses (Ps 103.3-5). Témoigner, c'est simplement partager notre histoire de sa grâce étonnante. C'est un témoignage de notre rencontre personnelle avec ce Dieu de grâce extraordinaire.

Lisez 1 Jean 1.1-3 et comparez avec Galates 2.20. Quelles similitudes voyez-vous? En quoi l'expérience de Jean ressemble-t-elle à celle de Paul?

Bien que Jean et Paul aient eu des expériences différentes, ils ont tous deux vécu une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qu'ils avaient vécu avec Jésus n'était pas une chose passée, achevée. C'était une expérience constante, quotidienne, dans laquelle ils se réjouissaient dans son amour, et marchaient dans la lumière de sa vérité.

La conversion est-elle parfois une chose du passé uniquement ? Voyez la déclaration que fait Ellen G. White à propos de ceux qui pensent que leur expérience de conversion passée est la seule chose qui compte: «Comme si, en admettant qu'ils aient connu autrefois ce qu'était la religion, ils n'avaient pas besoin de se convertir quotidiennement. Mais nous devons chaque jour, chacun de nous, être convertis.» Manuscript Releases, vol. 4, p. 46.

Quelles qu'aient été vos expériences passées, aussi puissantes et spectaculaires qu'elles aient pu être, pourquoi est-il important d'avoir une relation quotidienne avec le Seigneur, de percevoir sa réalité, sa bonté et sa puissance jour après jour? Venez avec votre réponse en classe ce sabbat.

Retournons voir Paul devant Agrippa. L'apôtre Paul se tient devant cet homme, le dernier de la lignée des rois juifs, les Macchabées, et de la maison d'Hérode. Agrippa déclarait être un Juif, mais dans son coeur, il était romain. (Voir The SDA Bible Commentary, vol. 6, p. 436.) L'apôtre vieillissant, las de ses voyages missionnaires, et marqué par le combat entre le bien et le mal, se tient là, le coeur rempli de l'amour de Dieu et le visage rayonnant de la bonté de Dieu. Malgré tout ce qui a pu arriver dans sa vie, quelles que soient les persécutions et les difficultés qu'il a traversées, il peut déclarer que Dieu est bon. Agrippa est cynique, incrédule, endurci, et tout à fait indifférent à tout système de valeurs authentique. A contrario, Paul est plein de foi, engagé dans la vérité, et un pilier dans la défense de la justice. Le contraste entre les deux hommes ne pourrait être plus frappant. Lors de son procès, Paul demande à prendre la parole, et reçoit la permission d'Agrippa.

Lisez Actes 26.1-32. De quelle manière Paul a-t-il témoigné devant Agrippa? Que peut-on apprendre de ses paroles ?

La gentillesse ouvre les coeurs là où l'agressivité les ferme. Ici, Paul est incroyablement affable avec Agrippa. Il dit de lui qu'il connait particulièrement bien toutes les coutumes des Juifi et leurs débats (Ac 26.3). Puis il se lance dans une discussion sur sa conversion.

Lisez le récit de la conversion de Paul dans Actes 26.12-18, puis notez ses effets sur Agrippa dans Actes 26.26-28. D'après vous, pourquoi Agrippa a-t-il réagi de cette manière? Qu'est-ce qui l'a impressionné dans le témoignage de Paul?

Le témoignage de Paul sur la manière dont Jésus a changé sa vie a eu un impact puissant sur un roi athée. Il n'y a pas de témoignage plus efficace qu'une vie transformée. Le témoignage d'une vie véritablement convertie a une influence incroyable sur les autres. Même si nous n'avons pas d'histoire aussi extraordinaire que Paul à raconter, nous devrions tous être à même de dire aux autres ce que signifie connaitre Jésus et être racheté par son sang.

Lisez Ellen G. 'White, «Pour un peu, tu me persuaderais,» pp. 383-387, dans Conquérants pacifiques.

L'essence de la vie chrétienne est une relation avec Jésus qui est si riche que nous souhaitons la partager. Aussi importante que soit une bonne doctrine, . elle ne peut remplacer une vie transformée par la grâce et changée par l'amour. Ellen G. White le dit clairement quand elle déclare: «Le Sauveur savait que nul argument, aussi logique soit-il, n'arriverait à attendrir les coeurs endurcis, ni à briser l'écorce de la mondanité et de l'égoïsme humain. Il savait que ses disciples devaient recevoir le don céleste, que l'Evangile ne serait efficace que s'il était proclamé par des coeurs ardents, des lèvres éloquentes, et grâce à une réelle connaissance de celui qui est 'le chemin, la vérité et la vie'.» Conquérants pacifiques, pp. 29, 30. Dans le livre Jésus-Christ, elle ajoute cette idée forte : «I'amour magnifique du Christ aura pour effet d'attendrir et de subjuguer les coeurs, alors que la simple répétition des doctrines resterait inefficace. » Page 829.

Il y en a qui pensent que donner leur témoignage personnel, c'est tenter de convaincre les autres des vérités qu'ils ont découvertes dans la Parole de Dieu. Bien qu'il soit important, quand c'est le moment opportun, de partager les vérités de la Parole de Dieu, notre témoignage personnel est surtout lié à la libération de la culpabilité, à la paix, la miséricorde, le pardon, la force, l'espérance, et à la joie que nous avons trouvés dans le don de la vie éternelle que Jésus offre si gracieusement.

À MÉDITER :

1- Selon vous, pourquoi votre témoignage personnel est-il si puissant pour toucher d'autres personnes ? Quel impact les témoignages d'autres personnes ont-ils eu sur vous et sur votre expérience?
2- En classe, parlez de votre réponse à la dernière question de mercredi. Pourquoi une expérience quotidienne avec le Seigneur est-elle importante, non seulement pour notre témoignage, mais aussi pour notre propre expérience de foi?
3- Sien entendu, un témoignage puissant peut être très efficace. En même temps, pourquoi une vie de piété constitue-t-elle une partie aussi importante de notre témoignage ?
4-Partagez votre témoignage personnel avec la classe. Souvenez-vous que vous partagez ce que Christ a fait pour vous et ce qu'il signifie pour vous aujourd'hui. Quelle différence Jésus fait-il dans votre vie ?