Leçon 8: De la mer déchaînée aux nuées des cieux

Étude de la semaine: Daniel 7; 2Th 2.1-12; Am 8.1; Mc 13.26; Lc 9.26; Lc 12.8; 1Tm 2.5.

Verset à mémoriser : La royauté, la domination et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous le ciel seront données au peuple des saints du Très-Haut. Son règne durera toujours, et tous les dominateurs le serviront et l'écouteront (Daniel 7.27.)

.La vision de Daniel 7, notre thème de cette semaine, fait écho au rêve de Daniel 2. Mais Daniel 7 développe ce qui a été révélé dans Daniel 2. D'abord, la vision survient de nuit et décrit la mer agitée par les quatre vents. Les ténèbres et l'eau rappellent la création, mais ici, la création semble déformée ou attaquée. Deuxièmement, les animaux dans la vision sont impurs et hybrides, ce qui représente une violation de l'ordre créé. Troisième chose, les animaux sont décrits comme exerçant la domination ; ainsi, il apparait que la domination donnée par Dieu à Adam dans le jardin a été usurpée par ces puissances. Quatrièmement, avec la venue du Fils de l'homme, la domination est rendue à ceux à qui elle appartient. Ce qu'Adam a perdu dans le jardin, le Fils de l'homme le récupère lors du jugement céleste.

La description ci-dessus donne une vue panoramique de l'imagerie biblique qui court en toile de fond de cette vision hautement symbolique. Heureusement, certains des détails cruciaux de la vision sont expliqués par l'ange, de sorte que nous pouvons comprendre les principaux contours de cette prophétie extraordinaire.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 22 février. 

 

 

 Lisez Daniel 7. Quelle est l'essence de ce que voit Daniel, et quel est le sujet de la vision? 

Chaque animal montré à Daniel correspond à une section de la statue montrée à Nabuchodonosor, mais à présent de plus amples détails sont donnés sur chaque royaume. Comme il est intéressant que ces créatures, qui symbolisent des nations païennes, soient toutes des animaux impurs. De plus, à part la quatrième bête, Daniel décrit les animaux comme ressemblant à des créatures connues. Ainsi, les animaux ne sont pas des symboles arbitraires, dans la mesure où chacun a des caractéristiques ou renvoie à un aspect du royaume qu'il représente.

Lion: Le lion est une représentation des plus appropriées de Babylone. Des lions ailés ornaient les murs des palais et d'autres oeuvres d'art babyloniennes. Le lion décrit dans la vision se fait finalement arracher les ailes, se tient debout comme un homme, et reçoit un coeur humain. Ce processus symbolise l'empire babylonien avec ses rois.

Ours: L'ours représente l'empire médo-persan. Le fait qu'il soit dressé sur un côté indique la supériorité des Perses sur les Mèdes. Les trois côtes entre ses dents représentent les trois principales conquêtes de l'empire médo-persan : la Lydie, Babylone et l'Égypte.

Léopard: Le léopard rapide représente l'empire grec établi par Alexandre le Grand. Les quatre ailes rendent cette bête encore plus rapide, représentation appropriée d'Alexandre, qui en l'espace de quelques années seulement, parvint à dominer le monde connu d'alors. 

Une bête terrible, eayante et extraordinairement forte: tandis que les précédentes entités ne font que ressembler aux animaux mentionnés, celle-ci est une entité en soi. En effet, les premières sont décrites comme « semblable » à un lion ou « semblable » à un ours, mais celle-ci ne ressemble à aucun animal. Cette bête aux multiples cornes semble également bien plus cruelle et avide que les précédentes. De ce fait, c'est une représentation appropriée de la Rome païenne, qui a conquis, a régné et a piétiné le monde.

Toutes ces milliers d'années d'histoire humaine se sont déroulées comme c'était prédit. Quel réconfort pouvez-vous en retirer sachant que par-dessus toute la clameur, l'agitation, et parfois le chaos complet, Dieu règne ? Qu'est-ce que cela nous enseigne sur la fiabilité de l'Écriture ? 

Lisez Daniel 7.7,8,19-25.Qui est la petite corne qui surgit directement de la quatrième bête tout en demeurant une partie d'elle? 

Hier, nous avons appris que l'animal féroce ayant dix cornes et régnant sur le monde avec une cruauté maximum représente la Rome païenne. À présent, voyons la petite corne et la puissance qu'elle représente. Dans la vision, le quatrième animal a dix cornes, dont trois ont été arrachées pour laisser la place à une petite corne. Cette corne a des yeux humains et parle avec arrogance (Dn 7.8). Il est clair que la petite corne émerge de l'entité représentée par la bête terrible, qui est la Rome païenne. D'une certaine manière, la corne développe ou prolonge certaines caractéristiques de la Rome païenne. Il s'agit simplement d'une étape plus tardive de la même puissance.

Daniel voit cette autre corne qui fait la guerre aux saints. range lui explique que cette corne est un roi qui accomplira trois actes impies : (1) il parlera avec arrogance contre le Très-Haut, (2) il persécutera les saints du Très-Haut, (3) il visera à changer les temps et la loi. Et par conséquence, les saints seront livrés entre ses mains. Ensuite, l'ange donne la durée des activités de la petite corne : un temps, des temps et la moitié d'un temps. Dans cet exemple de langage prophétique, le mot temps signifie « année » et ainsi l'expression des temps au pluriel signifie années, sous forme double : « deux années. » Il s'agit donc d'une période de trois années et demi prophétiques, qui, suivant le principe jour-année, renvoient à une période de 1260 années. Pendant cette période, la petite corne organise une attaque contre Dieu, persécute les saints, et tente de changer la loi de Dieu.

Lisez 2Thessaloniciens 2.1-12. Quelles similitudes y a-t-il entre le Sans-loi et la petite corne? De quelle puissance s'agit-il selon nous, et pourquoi? Quelle est la seule puissance qui soit née de la Rome païenne, mais qui en fait toujours partie, une puissance qui s'étend de l'époque de la Rome païenne jusqu'à la fin du monde, ce qui signifie qu'elle existe toujours aujourd'hui? 

Après la vision des quatre bêtes et des activités de la petite corne, le prophète voit une scène de jugement au ciel (Dn 7.9,10,13,14). Alors que le tribunal se réunit, des trônes sont installés et l'Ancien des Jours prend place. Comme. le montre la scène céleste, des milliers et des milliers d'êtres célestes servent l'Ancien des jours, le tribunal s'assied, et les livres sont ouverts. Il est important de noter que ce jugement survient après la période de 1260 ans de l'activité de la petite corne (538-1798 après J.-C. ; voir leçon de vendredi) mais avant l'établissement du royaume final de Dieu. En fait, à trois reprises dans la vision la séquence suivante apparait : Phase petite corne (538-1798), Jugement céleste, Royaume éternel de Dieu 

Lisez Daniel 7.13, 14, 21, 22, 26, 27. En quoi le jugement de Dieu est-il avantageux pour le peuple de Dieu? 

L'Ancien Testament décrit plusieurs actes de jugement liés au tabernacle et au temple, mais le jugement évoqué ici est différent. Il s'agit d'un jugement cosmique qui touche non seulement la petite corne, mais aussi les saints du Très-Haut, qui recevront finalement le royaume.

Daniel 7 ne décrit pas le jugement et ne donne pas de détails sur son commencement et sa conclusion. Mais il implique que le jugement est entrepris à la suite de l'attaque menée par la petite corne contre Dieu et son peuple. L'idée  ici, c'est donc de souligner le commencement d'un jugement aux proportions cosmiques. À partir de Daniel 8 et 9 (voir prochaines semaines), nous en apprendrons davantage sur le commencement du jugement et le fait que ce jugement est lié à la purification du sanctuaire céleste pendant le Jour des Expiations céleste. La leçon ici, c'est que nous aurons clairement un jugement avant le retour de Jésus, qui aura lieu au ciel, et qui sera en faveur du peuple de Dieu (Dn 7.22).

Pourquoi est-il aussi crucial de comprendre ce que Jésus a accompli pour nous sur la croix si nous voulons avoir de l'assurance au jour du jugement? Quelle espérance aurions-nous, ou même pourrions-nous avoir, sans la croix? (Voir Rm 8.1). 

Lisez Daniel 7.13 (Segond 21). Qui est le fils de l'homme ici, et comment peut-on l'identifier? (Voir également Mc 13.26, Mt 8.20, Mt 9.6, Lc 9.26, Lc 12.8).

Alors que le jugement se déroule, un personnage des plus éminents fait son entrée : le Fils de l'homme. Qui est-il ? D'abord, le Fils de l'homme apparait en tant que personnage céleste individuel. Mais comme son titre l'implique, il manifeste également des traits humains. En d'autres termes, il s'agit d'un être divino-humain qui vient jouer un rôle actif dans le jugement. Deuxième chose, le Fils de l'homme qui vient sur les nuées des cieux est une image courante du retour de Jésus dans le Nouveau Testament. Cependant, dans Daniel 7.13 spécifiquement, le Fils de l'homme n'est pas décrit comme venant des cieux sur la terre, mais comme se déplaçant horizontalement d'un endroit céleste à un autre afin d'apparaitre devant l'Ancien des jours. Troisième élément, la description du Fils de l'homme venant avec les nuées des cieux laisse entendre une manifestation visible du Seigneur. Mais cette image rappelle également le grand prêtre qui, entouré d'un nuage d'encens, entre dans le Lieu Très Saint au Jour des Expiations pour accomplir la purification du sanctuaire. 

Le Fils de l'homme est également un personnage royal. Il reçoit la domination, l'honneur et la royauté et tous les peuples, les nations et les langues se mirent à le servir (Dn 7.14). Le verbe « servir » peut également être traduit par « adorer. » Il apparait à neuf reprises dans les chapitres 1-7 (Dn 3.12,14,17,18,28 ; Dn 6.16,20 ; Dn 7.14,27) et implique l'idée de rendre hommage à une divinité. Ainsi, en conséquence de la tentative pour changer la loi de Dieu, le système religieux représenté par la petite corne corrompt l'adoration qui revient à Dieu. Le jugement dépeint ici montre que la véritable adoration est enfin restaurée. Le système d'adoration mis en place par le système papal, entre autres éléments, place un être humain déchu en tant que médiateur entre Dieu et l'humanité. Daniel montre que le seul médiateur capable de représenter l'humanité devant Dieu est le Fils de l'homme. Comme la Bible le dit : Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les humains, l'humain Jésus-Christ (1 Tm 2.5).

D'après tout ce que nous avons lu dans la Bible sur la vie et le caractère de Jésus, pourquoi est-il si réconfortant de savoir que sa personne est au coeur du jugement décrit ici? 

 

 

Qu'arrive-t-il au peuple de Dieu d'après les textes suivants ? Dn 7.18,21,22,25,27.

Les saints du Très-Haut désigne le peuple de Dieu. Ils sont attaqués par la puissance représentée par la petite corne. Comme ils tiennent à rester fidèles à' la Parole de Dieu, ils sont persécutés pendant la période de domination papale. Les chrétiens furent également persécutés à l'époque de la Rome païenne (la quatrième bête), mais la persécution mentionnée dans Daniel 7.25 est une persécution des saints par la petite corne, qui ne survient qu'après la fin de la phase païenne de Rome.

Cependant, le peuple de Dieu ne sera pas soumis éternellement à l'oppression par des puissances mondiales. Le royaume de Dieu remplacera les royaumes du monde. Chose intéressante, dans la vision, on donne au Fils de l'homme la domination, l'honneur et la royauté (Dn 7.14). Mais l'interprétation proposée par l'ange, c'est que ce sont les saints qui reçoivent le royaume (Dn 7.18). Il ne s'agit pas d'une contradiction. Vu que le Fils de l'homme est lié à Dieu et à l'humanité, sa victoire est aussi la victoire de ceux qu'il représente.

Quand le grand prêtre demande s'il est le Messie, le Fils de Dieu, Jésus renvoie au Psaume 110.1 ainsi qu'à Daniel 7.13,14 et dit : C'est moi. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant avec les nuées du ciel (Mc 14.62). Par conséquent, Jésus est celui qui nous représente dans le tribunal céleste. Il a déjà vaincu les puissances des ténèbres et partage son triomphe avec ceux qui s'approchent de lui. Par conséquent, il n'y a aucune raison d'avoir peur. Comme l'apôtre Paul le déclare avec beaucoup de justesse : Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni mort, ni vie, ni anges, ni principats, ni présent, ni avenir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre création ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur (Rm 8.37-39).

Voyez avec quelle précision la vision de Daniel décrit l'histoire, des milliers d'années à l'avance. En quoi cela devrait-il nous aider à apprendre à faire confiance à toutes les promesses de Dieu pour l'avenu? 

 Un rapide coup d'oeil à l'histoire révèle qu'après l'effondrement de l'Empire romain, qui s'est produit avec des attaques des barbares venus du nord, l'évêque de Rome profita de la chute de trois tribus barbares et s'établit comme la seule puissance de Rome en 538 après Jésus-Christ. Ce faisant, il adopta plusieurs fonctions institutionnelles et politiques de l'empereur romain. La papauté émergea alors, investie de pouvoirs temporels et religieux jusqu'à sa destitution par Napoléon en 1798. Cela ne mit pas un terme à Rome, mais uniquement à la phase de persécution spécifiée. Non seulement le pape affirma être le vicaire du Christ, mais il introduisit également plusieurs doctrines et pratiques contraires à la Bible. Le purgatoire, la pénitence, la confession auriculaire, et le changement du commandement du sabbat au dimanche font partie, entre autres, des changements des «temps et la loi» introduits par la papauté.

«Il est impossible à l'homme, par ses propres forces, de tenir tête aux accusations de l'ennemi. Debout devant Dieu, vêtu de vêtements sales, il confesse ses péchés. Alors Jésus, notre avocat, plaide efficacement en sa faveur. Il défend sa cause, et, grâce au sacrifice du Calvaire, il triomphe de l'accusateur. Sa parfaite obéissance à la loi divine lui a donné tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et il supplie son Père d'accorder sa miséricorde au pécheur et de le réconcilier avec lui. Il déclare à l'accusateur de son peuple : 'Que l'Éternel te réprime, Satan ! Ce peuple a été racheté par mon sang, c'est un tison arraché du feu.' Et à celui qui se confie en lui, il donne cette assurance : 'Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête.'» Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 444, 445.

À MÉDITER :

.Regardez à nouveau les caractéristiques de la puissance de la petite corne qui émerge, et demeure une partie de la quatrième bête, Rome. Quelle est la seule puissance qui soit sortie de la Rome païenne il y a de nombreux siècles et qui, en plus d'avoir persécuté le peuple de Dieu, existe toujours aujourd'hui? Pourquoi cette identification évidente devrait-elle nous prémunir contre toute spéculation concernant son identité, y compris l'idée que la petite corne renverrait à un roi grec païen qui a disparu plus d'un siècle et demi avant la première venue de Jésus ? En quoi ces marques d'identification claires nous protègent également de la croyance selon laquelle la petite corne est une future puissance encore à venir?