Leçon 9: Épreuves, tribulations et listes

Etude de la semaine : Esd 1.9-11 ; Dn 1.1,2 ; Daniel 5 ; Dt 30.1-6 ; Esd 8.1-23 ; Ne 11.1,2 ; 12.1-26. 

Verset à mémoriser : Ils s'engagent par serment, sous peine de malédiction, à suivre la loi de Dieu donnée par l'intermediaire de Moïse, serviteur de Dieu, à observer et à mettre en pratique tous les commandements du Seigneur (YHWH), notre Seigneur, ses règles et ses prescriptions (Nehemie 10.29.).

Nous sautons généralement les généalogies et les longues listes d'éléments dans la Bible. Mais ce n'est pas pour rien que le Seigneur les a mises là. Le Seigneur biblique est le Dieu des détails. Il remarque les circonstances, et cela nous assure qu'il ne nous oublie jamais.

Ces quelques exemples de généalogies proclament que Dieu sait tout de nos familles, et les listes d'éléments nous disent que Dieu se soucie même de ce que d'autres pourraient considérer comme « insignifiant. » Jésus a déclaré que Dieu s'occupe des moineaux et compte même nos cheveux : Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux as ? Cependant, pas un seul d'entre eux n'est oublié devant Dieu. Même les cheveux de votre tête sont tous comptés. N'ayez dons pas peur ; vous valez plus que beaucoup de moineaux (Lc 12.6,7).

Le Dieu qui s'occupe de ces détails se soucie de nous également, et il connait même les détails de tout ce qui nous trouble.

Ainsi, nous pouvons avoir une pleine confiance, et être assurés que le Seigneur se soucie de chaque domaine de notre vie. Tandis que tout cela est réconfortant, cela devrait également nous rappeler que de notre côté, nous devons également nous en soucier. 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 30 novembre. 

 

Lisez Esdras 1.9-11 et Daniel 1.1,2. En quoi ces textes de Daniel nous aident-ils à comprendre à quoi Esdras faisait référence ? 

Remarquez comment les détails sont donnés dans Esdras, tandis que dans Daniel, c'est le tableau d'ensemble qui est présenté. Ensemble, cependant, ces textes montrent que le Seigneur est aux commandes.

« L'histoire des nations nous sert aujourd'hui d'enseignement. Dans son vaste plan, Dieu a assigné une place à chaque peuple, à chaque individu. De nos jours, hommes et nations seront mis à l'épreuve et jaugés avec la mesure placée dans la main de celui qui ne saurait se tromper. Hommes et nations décident de leur sort d'après leur propre choix, et Dieu dirige tout pour l'accomplissement de ses desseins. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 408. 

Lisez Daniel 5. Que nous enseignent ces textes sur le jugement sur Belshatsar?

Babylone est tombée en octobre 539 avant Jésus-Christ, quand Cyrus, roi de l'armée médo-perse, l'a conquise. Belshatsar, qui comptait à tort sur sa réussite, son opulence, et sa gloire, était tellement arrogant qu'il avait organisé un banquet débridé la nuit qui se révéla celle où il allait être tué. La main divine écrivit sur le mur du palais que ses jours étaient comptés et arrivaient à leur terme. Il connaissait pourtant le destin et l'histoire de la conversion du puissant roi Nabuchodonosor, mais il ne retint pas la leçon. C'est toujours une tragédie de ne pas écouter les avertissements de Dieu et de ne pas suivre ses instructions.

Le prophète Daniel était toujours là, mais on n'avait pas tenu compte de lui. Quand nous perdons le sentiment de la sainteté de Dieu et de sa présence dans la vie, nous sommes sur un chemin semé de complications, de problèmes, et de tragédies, qui finit par conduire à la mort. 

Après avoir raconté au roi l'histoire de Nabuchodonosor, Daniel dit : Et toi, Belshatsar, son fils, tu ne t'es pas abaissé, quoique tu aies connu tout cela (Dn 5.22). Comment s'assurer que, dans notre propre contexte, nous ne commettons pas la même erreur que Belshatsar ? En quoi la réalité de la croix devrait toujours nous garder humbles devant Dieu ? 

Parcourez rapidement les listes d'Esdras 2 et Néhémie 7. Que remarquez-vous ?

La répétition d'Esdras 2 (la liste de ceux qui sont revenus de la captivité babylonienne avec Zorobabel et Josué) dans Néhémie 7 est délibérée. À nouveau, ces listes peuvent nous sembler rébarbatives, mais elles révèlent un point important : Dieu se soucie de détails dont nous ne nous soucions peut-être pas. La muraille de Jérusalem était à présent terminée, et le texte biblique veut montrer que la génération Esdras-Néhémie de ceux qui y étaient revenus contribuait à ce grand accomplissement, bien que Dieu seul leur donnât cette réussite.

La génération présente bâtit sur les réalisations de la précédente, même si la tâche était compliquée, semée d'embûches, et ne s'acheva pas dans les délais qu'ils avaient espérés. Le leadership d'Esdras et Néhémie était apprécié, mais le peuple fit également sa part. Chaque groupe était engagé dans différentes tâches accomplies à différents moments, mais le résultat est impressionnant.

Le début (Esdras 2) est associé à la fin (Néhémie 7), et non seulement le second temple fut construit, mais Jérusalem toute entière fin remodelée et bien établie. 

Lisez Néhémie 7.72. Qu'enseigne ce verset sur leur succès dans leur souhait de faire la volonté de Dieu ? « Les Israélites étaient dans leurs villes. » 

Sur bien des plans, le retour et la reconstruction étaient extraordinaires. Des personnes qui, bien des années auparavant, avaient vu leur ville dévastée, leur temple détruit, et leur pays ravagé revenaient à présent dans ce même pays et cette même ville et reconstruisaient tout, même le temple. Cela a dû sembler miraculeux pour eux, mais aussi pour ceux qui vivaient aux alentours. Mais tout cela se fit conformément à la volonté et aux promesses de Dieu. 

Quelle situation semble sans espoir en ce moment dans votre vie, mais pour laquelle vous avez tout de même confiance que le Seigneur vous en sortira ? 

Pas de doute là-dessus, comme nous l'avons vu hier, c'est un accomplissement extraordinaire de la prophétie qui ramena les Juifs de Babylone. Mais comme pour tout ce qui implique des humains, les problèmes surgirent. Et l'un des gros problèmes fut que, malgré toutes les merveilleuses promesses de restauration après l'exil, de nombreux Juifs ne voulurent pas retourner dans le pays de leurs ancêtres. Ils préféraient rester à Babylone. Pourquoi cela ? 

Lisez Esdras 8.1-15. Concentrez-vous notamment sur le verset 15. Quel était la grande préoccupation ici, et pourquoi serait-ce une préoccupation pour quelqu'un qui voulait rétablir la nation d'Israël dans sa patrie d'origine ?

Le fait est que tous les Juifs de Babylone, y compris certains lévites, ne voulaient pas retourner dans leur pays d'origine. Plusieurs facteurs peuvent l'expliquer. Beaucoup étaient nés et avaient grandi dans ce nouveau pays, et ils ne connaissaient rien d'autre. Beaucoup ne voulaient peut-être pas faire ce long et, incontestablement, dangereux, voyage pour revenir dans un pays qu'ils ne connaissaient pas à la base. Finalement, pourtant, nous savons qu'ils ont amené avec eux suffisamment de lévites pour s'occuper du Temple (voir l'étude de jeudi), malgré les difficultés.

« Maintenant, les Juifs qui étaient demeurés dans leur pays d'exil étaient là depuis près d'un siècle et demi. Les fouilles de Nippur ont mis au jour de nombreux documents qui montrent que de nombreux Juifs aisés vivaient dans cette région de la Mésopotamie durant le règne d'Artaxerxès ler. D'où le fait que cela dû être une tâche difficile pour Esdras et ses co-dirigeants pour en convaincre un aussi grand nombre de retourner avec eux. Ces colons ne pouvaient s'attendre qu'à une vie de pionniers rude dans leur pays d'origine, avec beaucoup moins de conforts qu'en Babylonie. Au vu de ces considérations, il est surprenant de constater qu'Esdras a réussi à convaincre près de 2000 familles à faire leurs valises avec leurs frères pour retourner dans leur patrie d'origine. » The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 376. 

Il nous faut passer par beaucoup de détresses pour entrer dans le royaume de Dieu (Ac 14.22). Que nous indique ce verset sur la réalité des épreuves et de l'adversité qui attendent ceux qui veulent servir le Seigneur fidèlement ? 

Lisez Deutéronome 30.1-6. Quelle promesse a été faite ici au peuple hébreu ? Que devait signifier, entre autres promesses similaires, cette promesse pour des hommes comme Esdras et Néhémie ? 

Esdras et Néhémie connaissaient les prophéties. Ils savaient que Dieu allait ramener le peuple de captivité. Nous avons vu dans Néhémie 9 qu'ils comprenaient leur histoire et les raisons de leurs problèmes. En même temps, ils connaissaient aussi la bonté et la direction de Dieu, malgré leurs péchés.

Ainsi, ils faisaient confiance au Seigneur, qu'il couronnerait de succès le retour de captivité. Ces promesses, cependant, ne voulaient pas dire qu'ils n'auraient pas de nombreuses difficultés en cours de route. Dans une bonne partie de ce trimestre jusqu'à présent, nous avons vu toutes les épreuves et les tribulations qu'ils durent affronter, même au sein des promesses de Dieu. 

Lisez Esdras 8.16-23. Quelle était la difficulté ici, et comment ont-ils réagi ?

Malgré les promesses, Esdras savait combien le voyage était dangereux. Ainsi, le fait de jeûner et de s'humilier devant Dieu était un moyen de reconnaitre combien ils dépendaient du Seigneur pour réussir. À ce moment-là, avec autant de dangers devant eux, l'idée de demander au roi son aide et sa protection avaient traversé l'esprit d'Esdras. Mais à la fin, il choisit de ne pas le faire, contrairement à Néhémie (Ne 2.9), qui avait une escorte pour le protéger. Esdras se disait de toute évidence que s'il avait demandé, cela aurait déshonoré le Seigneur, car il avait déjà dit au roi : la main de notre Dieu est, pour leur bien, sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force et sa colère sont sur tous ceux qui l'abandonnent (Esd 8.22). Dans ce cas, tout se passa bien pour eux, car il écrit plus tard (Esd 8.31) que le Seigneur les avait protégés, et qu'ils étaient arrivés sains et saufs à destination. 

Bien sûr, nous devons faire confiance à Dieu pour tout. Mais en même temps, quelles sont les occasions où nous demandons de l'aide à des personnes qui ne partagent pas notre foi ? Dans bien des cas, pourquoi n'y a-t-il rien de mal là-dedans, et est-ce même peut-être approprié de le faire ? 

Lisez Néhémie 11.1,2. Que se passe-t-il dans ce passage ? Pourquoi devaient-ils tirer au sort pour savoir qui vivrait à Jérusalem et qui vivrait dans d'autres villes ? 

Que nous enseigne Néhémie 11 ? Il était nécessaire d'avoir de nouveaux habitants pour Jérusalem parmi les nouveaux venus qui étaient revenus au pays après leur exil.

Apparemment, il était plus facile de vivre à la campagne que dans la ville. Les gens avaient leurs propres terres, héritées de leurs ancêtres. Les abandonner pour aller vivre à Jérusalem était un sacrifice, et beaucoup pouvaient se dire à juste titre qu'ils seraient déracinés s'ils le faisaient. La vie verrait de nouveaux défis, et un mode de vie urbain est différent de la vie à la campagne. Déménager pour un nouveau cadre inconnu est toujours difficile.

Est-ce difficile de déménager dans une nouvelle ville ou un nouveau pays où l'évangile a besoin d'être entendu ? La mission dans les villes exige une bonne volonté pour entreprendre de nouvelles aventures et de nouvelles épreuves.

« Nos ouvriers n'atteignent pas les gens comme ils le devraient. Nos dirigeants ne sont pas conscients de l'oeuvre qui doit être accomplie. Quand je pense aux villes au sein desquelles si peu de choses ont été faites, et où vivent des milliers de personnes qui n'ont pas encore été averties de la proche venue du Sauveur, j'ai le désir intense de voir des hommes et des femmes se mettre en marche dans l'oeuvre par la puissance de l'Esprit, remplis de l'amour de Christ envers les âmes qui périssent. » Ellen G. White, Téstimonies for the Church, vol. 7, p. 40. 

Pourquoi la longue liste de prêtres et de lévites est-elle mentionnée dans Néhémie 12.1-26 ? Quel est le lien entre eux et l'inauguration de la muraille de Jérusalem décrite dans la deuxième partie du même chapitre (Ne 12.27-47)

Dieu veut que les choses soient faites comme il faut. On a besoin de gens dévoués et consacrés avant de pouvoir accomplir de grandes choses. Ces familles de prêtres aidèrent Néhémie à bâtir les murailles afin qu'ils puissent adorer en toute sécurité le Dieu vivant dans le temple sans intervention de l'extérieur. Les murs étaient importants pour la sécurité, mais sans des prêtres dévoués, la véritable adoration serait en danger. D'où le fait que tous, dans leurs différentes fonctions, avaient un rôle à jouer. 

Lisez Ellen G. White, « La pierre de touche », pp. 51-58 dans Le meilleur chemin.

«Il est des personnes qui ont appris à connaitre l'amour et le pardon de Jésus.:Christ, et qui désirent sincèrement être des enfants de Dieu ; toutefois, elles voient les imperfections de leur caractère et les insuffisances de leur régénération par le Saint-Esprit. Je leur dirai : Ne vous laissez pas abattre. Nous devrons souvent nous prosterner aux pieds de Jésus pour y venir pleurer sur nos manquements et nos erreurs, mais ce n'est pas une raison pour nous laisser aller au découragement. Même si nous sommes vaincus par l'ennemi, nous ne sommes pas repoussés, délaissés ni rejetés par Dieu. Non ; Jésus-Christ est à la droite de Dieu, et il intercède en notre faveur. [...] Il désire vous ramener à lui et voir reproduites en vous sa pureté et sa sainteté. Si seulement vous consentez à vous remettre entre ses mains, celui qui a commencé en vous la bonne oeuvre la perfectionnera jusqu'au jour de Jésus-Christ. Priez avec plus d'ardeur ; que votre confiance soit plus implicite. A mesure que nous nous défions de nos propres forces, apprenons à nous confier en celles de notre Rédempteur, et nous glorifierons celui qui est notre vie et notre joie. » Ellen G. "White, Le meilleur chemin, p. 57. 

À MÉDITER

1. Pensez à Daniel 2 et à la manière dont Daniel, il y a des milliers d'années, a prédit avec autant de précision l'ascension et la chute des empires, allant même jusqu'à décrire (de manière très précise) la désunion de l'Europe moderne. Comment apprendre à-tirer du réconfort de cette prophétie, qui nous montre avec tellement de puissance, même dans le chaos de ce monde, que Dieu sait tout ce qui arrive et qu'il l'a même prédit ?

2. Dieu sait tout de nous. C'est réconfortant et cela nous donne un sentiment de sécurité et l'assurance qu'il prend soin de nous. Maintenant ainsi parle le Seigneur, celui qui te crée, Jacob, celui qui te façonne, ô Israël: n'aie pas peur, car j'ai assuré ta rédemption. Je t'ai appelé par ton nom : tu es à moi ! (Es 43.1). Comment assurer les autres de la présence et des soins de Dieu quand ils traversent des crises émotionnelles, relationnelles, sociales, ou financières ?

3. Attardez-vous davantage sur la question de la leçon de mercredi, sur le fait qu'Esdras ne voulait pas appeler le roi à l'aide car il craignait que ses paroles sur la protection de Dieu ne paraissent creuses. Nous savons, par exemple, que Dieu nous guérit. Dans ce cas, si nous allons voir un médecin, est-ce que cela montre un manque de foi envers sa capacité à nous guérir ? Discutez de cette question en classe.