Leçon 3: L’appel de Dieu

Etude de la semaine : Esd 7.10 ; Ne 1.1-11 ; Dn 9.24-27 ; Daniel 8 ; Rm 8.28,29 ; Romains 9 ; Exode 3,4.
Verset à mémoriser : Béni soit le Seigneur, le Dieu de nos pères, qui a ainsi disposé le cur du roi à donner de la splendeur à la maison du Seigneur, à Jérusalem (Esdras 7.27.).

Dieu appelle-t-il chaque personne à une tâche spécifique ? Y a-t-il des critères qui rendent quelqu'un plus qualifié que d'autres pour une tâche donnée ? Ces critères sont-ils différents aux yeux humains et aux yeux de Dieu ? La plupart d'entre nous répondraient probablement par l'affirmative, notamment aux deux dernières questions. Il y a des moments où Dieu nous prépare, à travers la formation, ou les expériences, pour une tâche spécifique. D'autres fois, il nous choisit pour servir simplement parce que nous sommes disposés et humbles. Il n'est pas toujours facile de savoir, cependant, quel est l'appel de Dieu dans notre vie, vous ne trouvez pas ? Néanmoins, la Bible abonde en récits de gens que Dieu a choisis pour une mission particulière.

Chose intéressante, Esdras et Néhémie ont été appelés pour une tâche spécifique par Dieu : rebâtir ce qui était en ruines. Cependant, la reconstruction dans ce cas comprenait différentes tâches. Ils devaient conduire le peuple d'Israël dans leur retour vers Jérusalem et rebâtir le temple et la ville. En même temps, ils devaient enseigner le peuple sur Dieu et surtout les guider pour qu'ils reviennent dans une relation d'engagement avec lui. Quel appel solennel de la part de Dieu ! 

*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 19 octobre. 

 

 

On pourrait dire qu'Esdras a été choisi pour différentes raisons : (1) il était disposé à partir ; (2) c'était un leader ; et (3) c'était un scribe et enseignant doué. On pourrait trouver d'autres raisons encore. Mais il y a un verset qui, peut-être mieux que les autres, démontre pourquoi Esdras s'est vu confier cette tâche. 

Que nous apprend Esdras 7.10 sur Esdras ? De quelle manière Esdras a-t-il pu « se préparer » ou « appliquer » son coeur à étudier « la loi du Seigneur » et à la mettre en pratique ? 

En hébreu, le terme traduit par « se préparer » ou « appliquer » est kun. On peut traduire ce mot par : « préparé, prêt, être ferme, établir fermement, être stable, ou sûr. » Par conséquent, la véritable signification de cette déclaration semble être qu'Esdras avait résolument décidé ou établi son coeur à chercher le Seigneur.

Après son arrivée à Jérusalem, Esdras démontra ce que signifiait être consacré à Dieu, et il enseigna la Parole de Dieu pendant 13 ans. Il a peut-être pensé qu'il ne faisait aucune différence pendant ces 13 ans, mais ensuite, après la construction de la muraille, le peuple convoqua une assemblée, non parce que quiconque les avait forcés, mais parce qu'ils le voulaient. La Parole de Dieu qu'ils avaient entendu de la bouche d'Esdras commençait à produire des fruits. 

Pourquoi Néhémie fut-il choisi ? Lisez Néhémie 1.1-11. 

Le coeur de Néhémie battait pour Dieu et le peuple. Il fut troublé quand il découvrit que les travaux à Jérusalem s'était arrêté. Néhémie était passionné par la cause de Dieu, et tout comme Esdras, il se porta volontaire pour accomplir le travail à faire. Dieu répondit à leurs prières et à leurs souhaits. Parfois, nous avons l'idée que cela ne peut pas venir de Dieu, parce que Dieu ne nous donne que des tâches difficiles que nous ne voulons peut-être pas accomplir. Mais si nous marchons avec Dieu, l'envie de fairé quelque chose que nous aimons vient souvent de Dieu. Dieu veut que nous soyons passionnés par ce que nous faisons pour lui. 

De quelles manières avez-vous vécu la réalité qui veut que Dieu vous appelle à faire pour lui les choses que vous aimez ? 

Dans la première leçon de ce trimestre, nous avons étudié commet Dieu a appelé Zorobabel (vers 538 avant J.-C.) et Esdras (457 avant J.-C.) à des ministères particuliers. Dans la deuxième leçon, nous avons vu l'appel que Dieu adressa à Néhémie (444 avant J.-C.). Nous devons prendre conscience que ces appels étaient faits en harmonie avec la prescience de Dieu. Par exemple, Zorobabel fut poussé par Dieu à accomplir une tâche spécifique en réponse à la fin des 70 ans de captivité que Jérémie avait prophétisés. 

En quelle année Esdras fut-il appelé au ministère ? La même année que le roi Artaxerxès publia un décret. En quoi cette année-là est-elle importante dans la prophétie ? Regardez dans Daniel 9.24-27. 

Daniel 9.25 dit que depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu'au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines (Segond 21). La dernière semaine de cette prophétie est mentionnée au verset 27. Puisqu'une semaine comporte sept jours, alors une semaine prophétique équivaut à 7 années (Nb 14.34 ; Ez 4.5,6). Par conséquent, cette prophétie parle de 70 semaines, équivalentes à 490 années. La question à laquelle on doit répondre est la suivante : quel est le point de départ de la prophétie des 70 semaines ? Le texte dit qu'il s'agit du moment de la publication du décret de restaurer et de bâtir Jérusalem.

Il y a eu au total trois décrets concernant la restauration du peuple juif. Cyrus, Darius, et Artaxerxès ont tous donné des ordres à ce sujet. Cependant, seul celui publié par Artaxerxès comprend une préoccupation pour la ville de Jérusalem, et seul ce décret est associé à la louange à Dieu pour son intervention (Esd 7.27,28).

Nous comptons le début de la prophétie des 70 semaines à partir de l'an 457 avant J.-C., la septième année du règne d'Artaxerxès 1 er, comme le mentionne Esdras 7.7-26. De plus, du fait que l'année 457 est également le point de départ de la prophétie des 2300 jours de Daniel 8.14 (voir l'étude de demain), ce décret sert de point de départ pour ces deux prophéties. Les soixante-dix semaines se terminent avec l'an 34 de notre ère, qui correspond au moment de l'expansion de l'évangile et sa prédication aux Gentils (période marquée par la persécution de l'église primitive et le martyr d'Etienne). Le milieu de la dernière semaine correspond à l'an 31 de notre ère, c'est-à-dire l'année où Jésus est mort sur la croix. 

Relisez la prophétie de  Daniel 9.24-27. Comment révèle-t-elle, avec une exactitude étonnante, le ministère de Jésus ? En quoi une prophétie comme celle-ci doit-elle contribuer à établir fermement notre foi ? 

Le mot « fixées » qui se trouve dans Daniel 9.24, soixante-dix semaines ont été fixées, signifie littéralement « soixante-dix semaines ont été retranchées. » Bien que le mot traduit par « fixées » ne se trouve nulle part ailleurs dans la Bible, on le trouve dans la littérature juive, et il signifie « retrancher » de quelque chose de plus grand. Puisque Daniel 8 présente la prophétie des 2300 années, dont le point de départ n'est pas donné dans Daniel 8, il s'ensuit logiquement que quand le chapitre suivant (Daniel 9) évoque les 490 années comme étant fixées, ou « retranchées », elles ne peuvent être « retranchées » que des 2300 années mentionnées dans le chapitre précédent. Après tout, de quoi d'autre cette période pourrait-elle être « retranchée », sinon d'une autre prophétie temporelle, plus longue celle-ci ? 

Lisez Daniel 8. Quelle est la seule partie de la vision qui n'est pas expliquée ? (voir notamment Dn 8.14,26,27)

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles la prophétie des 70 semaines dans Daniel 9.24-27 et la prophétie des 2300 soirs et matins dans Daniel 8.14 sont liées : (1) toutes deux sont des prophéties temporelles ; (2) la terminologie spécifique de « vision » et de « compréhension » les relie (voir Dn 8.26,27 et 9.23) ; (3) les deux interprétations des prophéties ont été données par Gabriel (voir Dn 8.16 et 9.21) ; (4) la seule partie de la vision qui n'est pas expliquée dans Daniel 8 est la vision sur les 2300 soirs et matins (parfois traduite par « jours ») dans Daniel 8.14 ; (5)  Daniel 8 contient la vision ainsi qu'une interprétation partielle, tandis que Daniel 9 n'a qu'une interprétation, dans ce cas, l'interprétation de la seule partie de  Daniel 8 qui n'est pas interprétée, et il s'agit de la prophétie des 2300 jours de  Daniel 8.14 , la seule partie de la vision que Daniel n'avait pas comprise (voir Dn 8.27). Les informations qui nous sont données dans Esdras complètent les pièces manquantes des prédictions de la prophétie dans le livre de Daniel, à savoir à quel moment commencer historiquement à décompter le temps prophétique concernant des aspects cruciaux du ministère et de l'oeuvre de Christ en notre faveur. 

 

 

On parle beaucoup du fait que Dieu nous élit ou nous choisit pour faire quelque chose. Beaucoup ont différentes conceptions sur ce que signifie cette élection. Que dit la Bible sur notre élection ? 

Lisez Romains 8.28,29. Qu'est-ce que Dieu nous appelle à faire ? Pour quoi nous choisit-il ? 

Ce passage déclare spécifiquement que I)ieu a prédestiné les humains à se conformer à l'image de son Fils. Il ne dit pas que Dieu nous prédestine soit à être sauvés soit à être condamnés, et que nous n'avons pas le choix en la matière. En d'autres termes, l'élection concerne l'objectif de notre transformation. Nous sommes appelés à changer pour refléter le Fils de Dieu. Cette transformation est ensuite promise au verset qui suit (Rm 8.30), dans lequel Paul, l'auteur, déclare que ceux que Dieu appelle, il les justifie aussi (les rend justes) et les glorifie (sanctifie). Ainsi, nous n'avons pas à nous débrouiller seuls pour parvenir à une transformation, car Dieu promet plutôt d'accomplir cette transformation par sa puissance. 

Lisez Romains 9. Quel genre d'élection ou d'appel de Dieu est décrit dans ce chapitre ? 

Dans Romains 9, Paul discute de l'élection de Dieu à une tâche spécifique. Les Israélites avaient été choisis pour apporter la bonne nouvelle sur Dieu au monde. l'expression J'ai aimé Jacob et lai détesté Esaü (Rm 9.13) est souvent mal comprise : on pense que Dieu n'a aimé qu'un seul des frères. Mais dans le cadre de ce passage, Paul est en train de dire que c'est Jacob qui fut choisi, et pas Ésaü. Pour quoi Jacob fut-il choisi ? Pour être le père de la nation israélite. Ainsi, il y a deux types d'élection que Dieu fait. D'abord, Dieu choisit chacun d'entre nous pour le salut, et il veut que nous soyons transformés à l'image de Jésus. Deuxièmement, Dieu choisit différentes personnes pour des tâches spécifiques. 

En quoi cela devrait-il être un encouragement de savoir que vous avez été prédestinés au salut ? Pourquoi cela ne veut-il pas dire pour autant que vos choix ne peuvent pas vous faire perdre le salut que Dieu propose ? 

Si nous avons été appelés par Dieu, nous avons toujours le libre arbitre d'accepter ou de rejeter cet appel, tout comme nous avons le libre arbitre d'accepter ou de rejeter le salut qu'il offre à tous. Il peut nous placer dans une position particulière, mais nous pouvons choisir de ne pas suivre son invitation. Oui, il veut que nous fassions des choses particulières pour lui, tout autant qu'il nous appelle à devenir comme lui. L'élection de Dieu à une tâche spécifique fait partie de son plan pour notre salut. En faisant ce qu'il nous appelle à faire, nous révélons dans nos vies la réalité du salut qu'il nous a donné.

Le roi Saül avait reçu la position de roi. Malheureusement, Saül ne donna jamais totalement son coeur à Dieu, malgré la tâche qu'il s'était vu confier. Le simple fait que quelqu'un soit appelé par Dieu à faire quelque chose de spécial pour lui ne veut pas dire que cette personne va accepter Dieu. Notre libre arbitre demeure le facteur déterminant, et si nous ne suivons pas la direction de Dieu, nous pouvons tout perdre. 

Lisez Exode 3 et 4. Que nous enseigne ce passage sur ce qui arrive quand le Seigneur appelle quelqu'un à une tâche ? 

Notre réaction peut ressembler à celle d'Esdras et de Néhémie, qui sont allés de l'avant sans poser de questions, ou bien nous pouvons être comme Moïse, qui avait des objections et des excuses. Moïse a fini par y aller, mais non sans avoir essayé d'y échapper. Il émit des objections, en prétendant qu'il n'était pas assez bien, qu'il n'était qu'un moins-que-rien, et n'avait pas de statut important. Alors comment Pharaon pourrait-il l'écouter ? Il était également inquiet que le peuple juif ne le croie pas ou ne l'écoute pas, et que toute cette peine soit vaine. De plus, il se plaignait de ne pas être qualifié : j'ai la bouche et la langue pesantes (Ex 4.10), et de manquer des compétences nécessaires. Enfin, il demanda avec insistance à Dieu d'envoyer quelqu'un d'autre. Et pourtant, quand nous lisons l'histoire de Moïse, nous apprenons quel leader puissant, bien qu'imparfait, Moïse devint. C'était quelqu'un qui accomplit fidèlement la tâche à laquelle le Seigneur l'avait appelée. 

Quelles sont les excuses que nous avançons souvent et qui nous empêchent de faire la volonté du Seigneur

Lisez attentivement Prophètes et rois, pp. 527-529 au sujet de la prophétie des 70 semaines et son accomplissement historique.

« Le temps de la venue du Christ, son onction par le Saint-Esprit, s'a mort et la proclamation de l'Evangile aux Gentils étaient indiqués avec précision. Le peuple juif avait l'avantage de comprendre ces prophéties et d'en constater l'accomplissement dans la mission de Jésus. Le Christ recommanda à ses disciples d'étudier les prophéties. Il dit : « Que le lecteur comprenne. » Après sa résurrection, il expliqua aux disciples « dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. » Le Sauveur avait parlé par l'intermédiaire de tous les prophètes. LEsprit de Christ qui était en eux, ... d'avance, attestait les souffrances de Christ et la gloire qui s'ensuivrait. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 216. 

À MÉDITER 

1. Attardez-vous sur cette idée que Dieu vous appelle à faire quelque chose que vous aimez beaucoup faire. Quels sont les principes que vous pouvez suivre pour vous assurer que vous faites la volonté de Dieu, pas seulement dans le cas de quelque chose que vous aimez, mais en général ?

2.Lisez l'histoire de Jonas et la manière dont il a réagi à l'appel de Dieu dans sa vie. Quelles leçons peut-on tirer de son expérience ? En même temps, comparez ce qu'a fait Jonas avec ce qu'a fait Paul quand il a été appelé par le Seigneur. (Voir Ac 9.1-20) Quelles étaient les différences majeures entre eux?

3.« Judas aurait pu être honoré de Dieu ; au lieu de cela, il finit misérablement sa vie. S'il était mort avant le dernier voyage à Jérusalem, il aurait laissé le souvenir d'un homme digne d'avoir sa place parmi les douze, et sa disparition eût fait un grand vide. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 716. Pensez à l'histoire de Judas Iscariot. Son « appel » consistait-il à trahir Jésus ? Si tel était le cas, est-ce que ce serait juste envers lui ? Comment peut-on comprendre que Judas, avec les occasions qu'il a eues, ait fini par trahir Jésus ? Quelles leçons peut-on retirer de cette histoire sur la puissance du libre arbitre dans nos vies .