Leçon 11: Vivre l’espérance du retour de Jésus

Etaude de la semaine : Lc 18.1-8 ; Mt 24-25 ; 1 Co 15.12-19 ; Ec 8.14 ; 12.13,14 ; Ap 21.1-5 ; 22.1-5. 

Verset à  mémoriser : Ainsi, mes Frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, progressez toujours dans l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail, dans le Seigneur, n'est pas inutile (1 Corinthiens 15.58.). 

Jésus annoncait le royaume de Dieu comme une réalité présente dont nous pouvons faire partie aujourd'hui.Il envoya ses disciples faire la même annonce et promulguer son royaume en prêchant l’évangile et en servant les autres, c'est-à-dire, en donnant aussi gratuitement qu’ils avaient reçu (voir ce Mt 10.5-8).

Mais Jésus était également clair sur le fait que son royaume était d'un genre différent des autres royaumes, qui n'est pas de ce monde (Jn 18.36), et cependant encore à venir dans sa plénitude. Par son incarnation, son ministère, sa mort, et sa résurrection, le royaume de Dieu était inauguré , mais Jésus attendait aussi le moment  où son royaume remplacerait totalement les royaumes de ce monde, et où le regne de Dieu serait total.

Par définition, les adventistes, ceux qui attendent ce retour et ce royaume, sont un peuple d'espérance. Mais cette espérance ne concerne pas seulement un nouveau monde encore à venir. Tandis que l’espérance regarde vers l'avenir, elle transforme aussi le présent. Avec une telle espérance, nous vivons dans le présent comme nous espérons vivre dans Ie futur, et nous commençons à  agir pour faire une différence des aujourd'hui, d'une manière qui correspond à ce que nous attendons du monde à venir. 

Etudiez la lecon de cette semaine pour le sabbat 14 septembre. 

 

Au fil du récit biblique, il y a cet appel réitéré de la part du peuple de Dieu, en particulier ceux qui vivaient l'esclavage, l'oppression, la pauvreté, ou d'autres injustices ou tragédies, pour que Dieu intervienne. Les esclaves en Egypte, les Israélites  à Babylone, et bien d'autres crièrent à  Dieu pour qu'il voie et entende leur souffrance, et qu'il répare ces injustices. Et la Bible offre d'autres exemples significatifs des actions de Dieu qui secourt et restaure son peuple, parfois mime en se vengeant de ses oppresseurs et de ses ennemis.

Mais ces sauvetages etaient généralement de courte durée, et les differents prophètes continuèrent de renvoyer à une intervention finale, quand Dieu mettrait un terme au mal et releverait les opprimés. En même temps, ces prophètes perpétuèrent le cri : jusqu'à quand Seigneur ? Par exemple, l'ange du Seigneur demanda à propos de l'exil des Israélites  : Seigneur des armées, jusqu'à quand seras-tu sans compassion ? (Za 1.12). Les psaumes sont pleins de lamentations sur l'apparente bonne fortune des méchants, tandis que les justes sont maltraités , exploités  et pauvres. Le psalmiste n'a pas cessé d'appeler Dieu à intervenir, confiant que le monde n’est  pas ordonné selon la manière dont Dieu l'avait créé ou le souhaitait, et faisant sien le cri des prophètes et des opprimés. Jusqu'à quand, Seigneur ? (voir par exemple, Ps 94.3-7).

En un sens, l'injustice est plus difficile à  supporter chez ceux qui croient en un Dieu juste qui désire la justice pour son peuple. Le peuple de Dieu aura toujours un sentiment d’impatience à propos du mal dans le monde, et l'apparente passivité de Dieu est une autre source d'impatience. D'ou les questions parfois brutales des prophètes : Jusqu’à  quand Seigneur, appellerai-je au secours sans que to entendes ? Jusqu'à quand crierai-je vers toi :  Violence ! » sans que tu sauves ? ( Ha 1.2). Un appel similaire est lancé  dans le Nouveau Testament, oh la création elle-même est décrite comme soupirant pour que Dieu sauve et re-créé (voir Rm 8.19-22). Dans Apocalypse 6.10, ce cri, jusqu’à quand, Seigneur ?, est utilisé  au nom de ceux qui ont été des martyrs à cause de leur foi en Dieu. Mais c'est le même cri qui appelle Dieu à intervenir au nom de son people opprimé  et persécuté . 

Lisez Luc 18.1-8. Que dit Jésus sur la reaction de Dieu aux appels et aux prieres repetes de son peuple pour qu'il agisse en leur faveur ? En quoi est-ce lié  au besoin de foi ? 

On critique souvent la religion pour sa tendance à éloigner les croyants de la vie ici-bas en leur faisant miroiter une vie meilleure dans l'au-delà . Comme si le fait de se concentrer sur un autre monde devenait une forme de fuite sanctifiée et rendait le croyant moins avantageux pour le monde et la société. Parfois, les croyants ne font rien pour démentir ces critiques, et vont même parfois jusqu’à cultiver, prêcher, et pratiquer ce genre d'état d'esprit.

Et nous avons également de terribles exemples de gens au pouvoir disant aux pauvres et aux opprimes de simplement accepter leur triste sort parce que, quand Jesus reviendra, tout rentrera dans l'ordre.

Oui, notre monde est un endroit déchu, brise, et tragique, et il n'y a rien de mal ou de déplacé a soupirer après  le moment où Dieu remettra les choses dans l'ordre, où il mettra un terme  à  l'injustice,  à  la douleur, et au chagrin, où  il remplacera le désordre actuel par son royaume plein de justice et de gloire. Après tout, sans cette espérance, sans cette promesse, nous n'avons aucun espoir.

Dans son sermon sur la fin des temps (voir Mt 24 et 25), Jésus passe la première partie de son discours à  décrire en details la nécessité de s'echapper, au point de dire : si ces jours-Ià n'etaient abrégés, personne ne serait sauvé (Mt 24.22). Mais il s'agit davantage d’une introduction à  son explication de la signification de ces promesses de Dieu. Se concentrer uniquement, ou même  principalement, sur l'aspect « echappatoire >> de l'espérance chrétienne pour l'avenir, ce serait passer à côté de ce que voulait dire Jésus.

Lisez Matthieu 24 et 25. Quels sont les points les plus importants de votre lecture de ce sermon de Jesus ? Comment resumeriez-vous les instructions de Jésus concernant la maniere dont nous devons vivre alors que nous attendons son retour ?

Ce que nous croyons au sujet de l'avenir a d'importantes implications pour la facon dont nous vivons aujourd'hui. Si nous comptons sur les promesses de Dieu au sujet de l'avenir qu’il a prévu pour notre monde, cela devrait provoquer en nous un engagement dynamique, comme l'étincelle d'une vie riche et profonde, et qui fait une difference. 

De quelle maniere l'espérance et la promesse du retour de Jésus peuvent-elles et doivent-elles impacter la facon dont nous vivons aujourd'hui, en particulier en ce qui concerne l'aide à apporter aux nécessiteux ? 

L’espérance chrétienne dans le retour de Jésus ne se limite pas  à  l'attente d'un avenir radieux. Pour les premiers chrétiens, la résurrection corporelle de Jésus donna à  la promesse de son retour une réalité tangible. S'il pouvait revenir d'entre les morts, fait dont ils avaient été temoins en personne, il reviendrait certainement pour achever le projet qui consiste  à  supprimer le péché et ses effets et à renouveler le monde (voir 1 Co 15.22,23 ).

Pour l'apôtre Paul, is résurrection constituait l'élément cle de l’espérance du retour de Jésus. Il était pret à mettre en jeu la crédibilité de toute sa prédication en la faisant reposer uniquement sur ce miracle suprême dans l'histoire de Jésus : si le Christ ne s’est pas réveillé, votre foi est futile (1 Co 15.17). Réfléchissez à  ses paroles ici et à l'importance que revet la résurrection de Christ pour tout ce en quoi nous espérons.

Lisez 1 Corinthiens 15.12-19. Comment expliqueriez-vous a un non-croyant s’intéressant à la foi la raison pour laquelle la vérité de la résurrection est aussi cruciale pour l'espérance chrétienne ?

Les premiers disciples virent Jésus  ressuscité , et cela les transforma. Comme nous l’avons vu, Jésus les avait précédemment envoyés annoncer et promulguer le royaume de Dieu (voir Mt 10.5-8), mais sa mort anéantit leur courage et fit voler en éclats leurs espoirs. Leur dernier mandat (voir Mt 28.18-20), donne par Jésus ressuscité  et propulse par la venue du Saint-Esprit (voir Ac 2.1-4), leur ouvrit la voie pour leur permettre de changer le monde et de vivre le royaume que Jesus avait etabli.

Liberés du pouvoir et de Ia peur de la mort, les premiers chrétiens vivaient et partageaient courageusement au nom de Jésus (voir par exemple 1 Co 15.30,31). Le mal qui entraine la mort est le même qui apporte la souffrance, l'injustice, la pauvreté, et l'oppression sous toutes leurs formes. Cependant, grâce à Jésus et à sa victoire sur la mort, tout cela prendra un jour fin. Le dernier ennemi qui sera reduit à rien, c'est la mort (1 Co 15.26). 

A la fin, peu importe qui nous aidons aujourd'hui, tous mourront de toute facon. Que nous enseigne cette vérité brute sur combien il est important de faire connaître aux autres l’espérance qu’ils peuvent trouver dans la mort et la résurrection de Jésus  ? 

Lisez Ecclesiaste 8.14. De quelles manieres la duce realite de ces paroles vous frappe-t-elle ?

Tandis que la souffrance, l'oppression, et la tragedie sont assez difficiles a supporter en soi, la blessure ou l'insulte soot encore plus difficiles si elles sont absurdes ou que personne ne les remarque. Labsurdite d'un chagrin est plus lourde a porter que le chagrin en lui-meme. Un monde qui n'aurait ni archives ni justice finale serait it comble de la cruaute et de l'absurdite. Ne soyons pas surpris que les auteurs athees du vingtieme siecle se lamentaient sur ce qu'ils croyaient etre « l'absurdite » de la condition humaine. Sans espoir de justice, sans espoir de jugement, sans espoir que les choses s'arrangent, notre monde serait en effet un monde absurde.

Mais le cri d'Ecclesiaste 8.14 n'est pas la fin de l'histoire. Ala fin de ses protestations, Salomon prend un virage soudain. En plein milieu de ses lamentations sur la vanite des choses, it dit, sur le fond : « Attendez une minute, Dieu va rendre un jugement, donc tout n'est pas absurde ; en fait, a present, tout est important, et tout le monde compte.

Lisez Ecclésiaste 12.13,14.  Que nous indiquent ces mots sur l'importance de tout ce que nous faisons.

L'esperance du jugement se resume a ce que Ion croit sur la nature essentielle de Dieu, sur la vie, et le monde dans lequel nous vivons. Comme nous l'avons vu, la Bible insiste sur le fait que nous vivons dans un monde que Dieu a cree et qu'il aime, mail c'est aussi un monde qui a mal tourne et dans lequel Dieu agit pour mener a bien son plan de re-creation, tout cela a travers la vie et la mort de Jesus. Le jugement de Dieu est un element de de sa remise en ordre de notre monde. Pour ceux qui subissent les maux de ce monde, ceux qui ont ete marginalises, brutalises, opprimes et exploites, la promesse du jugement est assurement une bonne nouvelle.

Que signifie pour vous de savoir qu'un jour, et de maniere inimaginable, la justice apres laquelle nous soupirons tenement viendra enfin ? Comment tirer de l'espoir de cette promesse ? 

Lisez Apocalypse 21.1-5, 22.1-5 et prenez un peu de temps a essayer dImaginer ce que sera la vie telle qu'elle est decrite ici. Pourquoi est-il difficile d'imaginer ce que serait la vie sans le peche, la mort, la douleur et la maladie ?

Les descriptions bibliques de ce que sera notre vie apres le peche sont indeniablement merveilleuses et glorieuses, et assurement, elles sont bien en-decd de la realite de ce qui nous attend. Mime dans ces versets, les descriptions parlent tout autant de ce nous y verrons que de ce que nous n'y trouverons pas. Quand nous n'avons connu que ce monde, it pent etre difficile d'imaginer la vie sans is douleur et Is souffrance, la mort et la peur, l'injustice et is pauvrete.

Non seulement ces choses n'existeront plus, mais cette description ajoute une touche personnelle essuiera toute larme de leurs yeux (Ap 21.4). Pour ceux qui ont ete sauves, la compassion de Dieu envers ceux qui ont souffert tout an long de l'histoire humaine atteint son apogee dans cette seule phrase. Non seulement it met un terme a leur souffrance, mais it essuie personnellement leurs larmes.

Battus et marques par une vie de peche et un monde d'injustice et de tragedie, nous pouvons voir dans le livre de l'Apocalypse des indices d'un processus de guerison pour tous ceux qui ont ere victimes du peche de rant de manieres. En decrivant l'arbre de is vie, Jean explique que les ftuilles de l'arbre sont pour la guerison des nations (Ap 22.2). A nouveau, Dieu montre sa comprehension et sa compassion pour is condition des humains, qui ont ressenti, vecu, ere temoins, et qui ont mime participe a is mechancete de ce monde. Son plan pour recreer notre monde inclut is restauration et is guerison de chacun de nous.

En attendant, nous cherchons a etre tout ce que nous pouvons en Christ, en faisant notre part, aussi hesitance et petite soit-elle, pour soulager ceux qui nous entourent et leur proposer ce que nous avons a offrir. Peu importe de quoi it s'agit, une parole aimable, un repas chaud, une aide medicale ou dentaire, des vetements, une aide psychologique, tout ce que nous pouvons faire, nous devons le faire, et avec le genre d'amour manifesto par Jesus quand it etait la un amour plein d'abnegation, de renoncement et de sacrifice de soi.

Bien entendu, le monde va encore empirer, malgre tous nos efforts. Jesus savait cela. Cependant, cette verite ne l'a pas empeche de soulager autrui, et elle ne devrait pas non plus nous arreter. 

 

Lisez Ellen G. White, « Vers un ideal plus eleve a, pp. 275-286 ; « La terre desolee a, pp. 481-487, dans Le grand espoir.

Lorsque la voix de Dieu met fin a la captivite de son peuple, ceux qui ont tout perdu clans le grand combat de la vie passent par un terrible revel Tant que durait le temps de grace, les tromperies de Satan its aveuglaient, et ils justifiaient leur vie de peche. Les riches s'enorgueillissaient de leur superiorite par rapport a. ceux qui etaient moins favorises qu'eux. Mais c'est en transgressant la loi de Dieu qu'ils avaient obtenu leurs richesses. Its avaient neglige de nourrir les affarnes, de yak ceux qui etaient nus, d'agir avec justice et d'aimer la misericorde. [.. .] Its ont venu leur ame pour les richesses et les plaisirs terrestres, et n'ont pas cherche a devenir riches pour Dieu. Le resultat est que leur vie se solde par un echec ; leurs plaisirs se transforment maintenant en fiel, leurs tresors en corruption. " Ellen G. White, Le grand espoir, p. 481. La grande controverse entre le Christ et Satan a pris fin. Le peche et les pecheurs n'existent plus. Tout l'univers est propre. Un seul sentiment d'harmonie et de joie remplit la vaste creation. La vie, la lumiere et la joie coulent de Celui qui a cree toutes choses, clans toute l'etendue de l'espace infini. Depuis le plus minuscule atome jusqu'au monde le plus grand, mutes choses, animees et inanimees, clans leur beaute sans ombre et dans lent joie partake, proclament que Dieu est amour. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 500. 

A MEDITER  :

1. Expliquez de quelle maniere ce que vous avez etudie cette semaine flemontre que la vie, ici et maintenant, est importante. Comparez cela avec la croyance que certains ont : nous n'avons pas besoin de nous inquieter de cette vie et de ce monde parce que Dieu detruira tout et recommencera tout. Comment prendre garde a ne pas employer cette verite de la promesse dune nouvelle existence pour negliger les necessiteux (apres tout, a la fin, Dieu arrangera tout) ? Pire encore, comment etre stirs que nous ne devenons pas run de ceux qui se servent de cette verite pour exploiter autrui ?

2. La 'comprehension adventiste du septieme jour de la prophetic biblique veut que le mal, les troubles, et la souffrance augmenteront a mesure que l'on approche du retour de Jesus. Quand de telles choses arrivent, nous citons souvent Mattbieu 24. Comment devons-nous consid.erer ces tragedies a la lumiere de Matthieu 25 ? Resume : Notre Dieu ne permettra pas que le mal dure eternellement. Le grand espoir de la Bible, c'est que le retour de Jesus mettra un terme au mal, guerira l'injustice et créera un nouveau monde, tel etait cense etre a l'origine. Fonde stir la resurrection de Jesus, cet espoir nous transforme aujourd'hui, et nous redonne du courage dans notre service pour Dieu et pour les autres, tandis que nous attentions son retour.